EXCLU - Tapie : "je me fous des agendas de Sarkozy"

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Interrogé par Europe 1, l’homme d’affaires prétend que la saisie des agendas de l’ancien président ne le concerne pas.

Alors que les agendas de Nicolas Sarkozy ont été saisis dans le cadre de l’affaire Bettencourt, c’est l’affaire Tapie qui pourrait être relancé grâce à ces documents. Car ces précieux documents, dont la validité de la saisie doit être tranchée par la Cour de cassation mardi, ont été envoyés aux juges chargés d'enquêter sur les soupçons de favoritisme en faveur de l'homme d'affaires via l'arbitrage qui lui a octroyé 403 millions d'euros dans le cadre de son litige avec le Crédit Lyonnais. Mais de tout cela, Bernard Tapie n'en a cure. "Dans mon affaire, je m’en fous des agendas de Nicolas Sarkozy", a-t-il affirmé sur Europe 1. "Nous avons demandé à la chambre d’accusation d’annuler un certain nombre de choses, je n’ai pas demandé d’annuler les rendez-vous de M. Sarkozy", a insisté l'homme d'affaires.

"Si j'avais mis Sarkozy dans le coup..." Bernard Tapie a une nouvelle fois confirmé avoir rencontré Nicolas Sarkozy à de nombreuses reprises entre 2004 et 2013. "En huit ans, j’ai vu 17 ou 18 fois M. Sarkozy. J’ai noté les rendez-vous, j’ai confirmé les rendez- vous, je les ai expliqués, point barre !", a-t-il affirmé. "Si j’avais mis Sarkozy dans le coup, on le voit deux fois. J’ai pas besoin de le voir 17 fois", a-t-il argumenté.Et quid de la décision de la Cour de cassation ? "Même s'ils rendent les agendas à M. Sarkozy, je continuerais à dire que je l'ai vu 17 fois entre 2004 et 2013."

"Qu'ils trouvent d'autres prétexte". Pour Bernard Tapie, cette affaire est destiné à nuire à Nicolas Sarkozy. "Une fois pour toute, je me fous complètement des rendez-vous. Qu’on trouve un autre prétexte pour expliquer pourquoi ils ont fait ces descentes-là, mais pas celui-là. Si ils veulent se faire Sarkozy, ils peuvent le faire, ça ne me regarde pas. Mais je n’ai pas envie de subir des dégâts collatéraux", a-t-il expliqué. "Qu’ils trouvent d’autres prétextes. Qu’il aient les c... de dire : ‘on veut plus de lui, on veut l’éliminer, c’est un voyou'. Mais moi, ça ne m'intéresse pas, ça ne me regarde pas."