Européennes : une figure du PS belge sollicitée pour être tête de liste en France

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Européennes : une figure du PS belge sollicitée pour être tête de liste en France
Paul Magnette s'est fait connaître en s'opposant vigoureusement au Ceta, en 2016.@ BRUNO FAHY / BELGA / AFP
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Maire de Charleroi et ancien ministre-président de Wallonie, Paul Magnette pourrait devenir la liste de liste aux élections européennes du Parti socialiste français.

Sera-t-il tête de liste du PS à la place de Julien Dray ? Une des figures du PS belge, l'ancien ministre-président de la Wallonie Paul Magnette, a été sollicitée par les socialistes français pour être leur tête de liste aux élections européennes de mai prochain, "une hypothèse" à ce stade selon le siège parisien du PS.

"Certain étonnement". L'intéressé a confirmé mercredi dans la presse belge une information révélée mardi par le quotidien français Le Figaro. "Oui j'ai bien reçu une proposition du PS français avec un certain étonnement, je l'avoue, car ils me proposent la première place sur leur liste européenne, pas moins", a déclaré Paul Magnette au quotidien belge Le Soir.

Opposant au Ceta. Paul Magnette, universitaire de 47 ans, qui fut à la tête du gouvernement de la région wallonne de 2014 à 2017, représente pour beaucoup d'observateurs en Belgique l'avenir du PS francophone belge, dont l'actuel numéro un, l'ex-Premier ministre Elio Di Rupo, 67 ans, est en fin de carrière politique. Bourgmestre (maire) de Charleroi, grande cité wallonne ravagée par la désindustrialisation, il s'est fait connaître en 2016 en s'opposant vigoureusement au traité de libre-échange entre l'UE et le Canada, le Ceta, menaçant un temps son adoption par la Belgique.

Un "mercato" européen ? Son arrivée comme tête de liste du PS en France se ferait dans le cadre d'un vaste "mercato" piloté par le Parti socialiste européen, expliquait mardi Le Figaro. D'autres franchissements de frontière au sein de l'UE seraient envisagés pour d'autres leaders sociaux-démocrates en vue, à l'occasion du scrutin européen de fin mai 2019. Interrogée, la direction du PS français a présenté ce scénario d'un leadership belge en France comme "une hypothèse" parmi d'autres.