En meeting à Quimper, Macron fait applaudir deux proches de Hollande

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Le candidat à l'élection présidentielle a réuni plus de 2.000 personnes lundi soir à Quimper, où il a fait applaudir Jean-Yves Le Drian et Stéphane Le Foll. 

REPORTAGE

Les semaines se suivent et se ressemblent pour Emmanuel Macron. Partout où il passe, le candidat à l'élection présidentielle fait salle comble. Nouvel exemple de cet engouement, lundi soir à Quimper. Reportage.

"Un mouvement de confluences". Et dans le Finistère, le leader d'En marche ! a senti que le vent était peut-être en train de tourner. Il y a quelques semaines, il était désigné comme celui qui allait faire perdre la gauche. Le voilà devenu un recours pour la faire gagner. "Nous sommes un mouvement de confluences", a-t-il expliqué lundi soir. "Il y a des socialistes, il y a des radicaux, des écologistes, des MoDem, des UDI, des républicains, des femmes et des hommes de la société civile vibrante qui s'étaient détournés de la vie politique".

Il aime se faire désirer. Depuis quelques jours, une partie du PS lui fait désormais les yeux doux. Mais ça ne lui suffit pas, il se fait encore désirer. "Ce que je guette chaque matin, ce n'est pas le ralliement d'un tel ou un tel parce qu'à la fin du jour, c'est une majorité de Françaises et de Français que nous aurons ralliés pour la victoire", éructe-t-il.

"La primaire, une machine à perdre". C'est inhabituel mais Emmanuel Macron a fait applaudir deux proches de François Hollande, Jean-Yves Le Drian et Stéphane Le Foll - qui n'étaient pas présents lundi soir à Quimper. Aurait-il un œil toujours tourné vers le PS ? Ses militants, eux, ne le souhaitent pas. "La primaire, c'est un peu une machine à perdre", explique un sympathisant d'En Marche ! "Ça ne donnera pas un poids suffisant pour le vainqueur de la primaire. De plus, le PS reste dans les mêmes postures qu'avant, rien n'a changé".

"Pas d'alliance, pas de compromission, la dynamique est de notre côté", pouvait-on entendre dans cette salle, lundi soir à Quimper. Et ce n'est pas l'engouement populaire qui devrait l'inciter à suivre un autre chemin. Encore 2.200 personnes étaient présentes lundi dans la salle et 300 autres ont été refoulées dehors, faute de place. De quoi faire pâlir plus d'un candidat à la primaire socialiste.