Congrès de Versailles : Emmanuel Macron souhaite "une réduction d'un tiers" du nombre de députés et sénateurs

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Congrès de Versailles : Emmanuel Macron souhaite "une réduction d'un tiers" du nombre de députés et sénateurs
@ Eric FEFERBERG / POOL / AFP
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Emmanuel Macron a estimé lundi au Congrès de Versailles qu'un "Parlement moins nombreux (...) c'est un Parlement qui travaille mieux".

Lors de sa prise de parole au Congrès de Versailles lundi, Emmanuel Macron a affirmé qu'il proposera "une réduction d'un tiers" du nombre de députés et sénateurs, actuellement de 577 et de 348. "Un Parlement moins nombreux, mais renforcé dans ses moyens, c'est un Parlement où le travail devient plus fluide, où les parlementaires peuvent s'entourer de collaborateurs mieux formés et plus nombreux. C'est un Parlement qui travaille mieux", a-t-il justifié.

"Juste représentation de tous les territoires." Cette réforme, "qui devra être conduite en veillant à la juste représentation de tous les territoires de la République", n'a pas pour but de nourrir l'antiparlementarisme, au contraire. Elle vise à donner aux élus de la République plus de moyens et plus de poids", a-t-il assuré.

Des lois votées en commission ? Pour accélérer les travaux du Parlement, le chef de l'Etat a par ailleurs proposé de simplifier les navettes entre l'Assemblée et le Sénat, voire même de faire voter les lois les plus simples en commission parlementaire. "Tout cela doit être sérieusement étudié", a expliqué Emmanuel Macron.

Une dose de proportionnelle. Emmanuel Macron a également proposé l'élection du Parlement "avec une dose de proportionnelle", afin que "toutes les sensibilités y soient justement représentées". "La représentativité reste un combat inachevé dans notre pays. Je souhaite le mener avec vous résolument", a justifié le président de la République, qui a également proposé une "limitation du cumul des mandats dans le temps" pour les parlementaires.

Référendums envisagés. "Il s'agit là de la clef de voûte d'un renouvellement qui ne se produira pas sous la pression de l'exaspération citoyenne mais deviendra le rythme normal de la respiration démocratique. Les parlementaires eux-mêmes verront dans leur mandat une chance de faire avancer le pays et non plus la clef d'un cursus à vie", a-t-il souligné. "Ces réformes seront soumises au vote du Parlement mais si cela est nécessaire, je recourrai au vote de nos concitoyens par voie de référendum", a déclaré Emmanuel Macron.