Édouard Balladur mis en examen dans l'affaire Karachi

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Édouard Balladur mis en examen dans l'affaire Karachi
Âgé de 88 ans, l'ancien Premier ministre a notamment été mis en examen pour complicité de détournement de fonds publics. @ AFP
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Âgé de 88 ans, l'ancien Premier ministre a notamment été mis en examen pour complicité de détournement de fonds publics. 

Édouard Balladur a été mis en examen lundi par la commission d'instruction de la Cour de justice de la République dans le volet financier de l'affaire Karachi, a-t-on appris mardi de source judiciaire, confirmant une information du Canard enchaîné.

Ce volet de l'affaire Karachi concerne le financement de la campagne présidentielle de l'ancien Premier ministre en 1995. Édouard Balladur, 88 ans, a notamment été mis en examen pour complicité de détournement de fonds publics, précise-t-on de même source.

Six protagonistes renvoyés en correctionnelle en 2014. Au terme de leur enquête sur le volet financier de l'affaire Karachi, les juges d'instruction avaient décidé en juin 2014 de renvoyer six protagonistes présumés en correctionnelle : Renaud Donnedieu de Vabres, conseiller spécial au cabinet du ministre de la Défense d'Édouard Balladur, François Léotard, entre 1993 et 1995, deux proches d'Édouard Balladur, Nicolas Bazire, qui fut son directeur de cabinet, et Thierry Gaubert, Dominique Castellan, ancien PDG de la Direction des Constructions Navales, l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine et un autre intermédiaire en armement.

Onze ouvriers français tués en 2002. Les magistrats ont acquis la conviction que la campagne d'Édouard Balladur, devancé par Jacques Chirac, l'autre candidat de la droite en 1995, a été financée par des rétrocommissions illégales sur des contrats de sous-marins vendus au Pakistan et de frégates destinées à l'Arabie Saoudite. L'une des hypothèses envisagées est que la fin du versement des commissions, ordonné par Jacques Chirac devenu président, est à l'origine de l'attentat de Karachi qui a coûté la vie à 15 personnes dont 11 ouvriers français de la Direction des Constructions Navales, en 2002.

La Cour de justice de la République (CJR), seule habilitée à juger des ministres pour des délits commis dans l'exercice de leur fonction, était chargée d'enquêter sur le rôle présumé joué par Edouard Balladur et son ancien ministre de la Défense François Léotard.