Primaire de la gauche : un dernier débat musclé avant le premier tour

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Primaire de la gauche : un dernier débat musclé avant le premier tour
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Les sept candidats à la candidature se sont affrontés pour la troisième et dernière fois jeudi soir, avant le premier tour. Les échanges et invectives ont rythmé cette dernière soirée décisive. 

L'ESSENTIEL

C'était leur dernière occasion de s'exprimer, et ils en ont profité. Pour la troisième et dernière fois, Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias ont débattu jeudi soir. Les sept candidats à la primaire PS en ont profité pour pointer la faiblesse des programmes de leurs adversaires. Ces derniers jours, la tension est montée entre les trois favoris, Manuel Valls, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, et cela s'est vu, avec un Vincent Peillon lui aussi offensif.

>>> Retrouvez les temps forts du troisième débat :

23h44. Place aux conclusions. Les sept candidats ont près de deux minutes pour conclure. "Il faut en finir avec la vieille politique. Et je ne vois aucune raison pour imaginer que ce qui a échoué hier réussisse demain. Projet de long terme, celui d’une gauche moderne", dit Benoît Hamon, qui enjoint les électeurs à "choisir un homme ou une femme qui ne clive pas la gauche. Mon projet est de nature à rassembler la gauche." Jean-Luc Bennahmias insiste sans surprise sur son idée "d’arc progressiste et écologique, (qui) est la seule qui permette qu’il y ait une majorité progressiste. Voter pour moi, c’est défendre l’intérêt général."

Arnaud Montebourg se fait lyrique. "Je n’appartiens pas à cette gauche qui a renoncé comme les oiseaux se cacheraient pour mourir.  Je crois à une gauche qui soit capable de lutter contre les puissants. C’est finalement l’histoire de ma propre vie", lâche-t-il. "Oui, nous pouvons l’emporter au mois de mai prochain. Le chemin sera escarpé, mais il n’est pas infranchissable, franchissons-le ensemble." Sylvia Pinel exhorte à "ne pas regarder en arrière, dans l’Amérique de Trump, dans le Brexit, et chez la droite et l’extrême droite", et dit "sa volonté de rassembler la gauche pour construire demain, un monde meilleur." 

François de Rugy : "Vous êtes libres de choisir le projet qui vous correspond le mieux, la rénovation, le sursaut des progressistes pour la France et pour l’Europe. Je vous propose le bulletin de vote du progrès, de l’écologie". Place à Vincent Peillon : "Nous sommes à un moment difficile pour la gauche. Retrouvez la fierté d’être de gauche. Nous sommes les héritiers d’un long cortège de femmes et d’hommes fiers. Nous devons poursuivre notre travail. Le rassemblement. Dimanche, soyez fiers d’être de gauche. Venez voter."

Enfin c'est Manuel Valls qui conclut la soirée. "je veux incarner une France indépendante, la refondation de l’Europe, une nation éducative, une société du travail. Je suis fier d’avoir assumé nos responsabilités. Je veux incarner plus que jamais la lucidité et notre avenir. Soyez fiers d’être de gauche, d’être républicains, d’être français". 

23h20. Haro sur Macron. Le cas d'Emmanuel Macron est évoqué, et sans surprise, l'ancien ministre de l'Economie en prend pour son grade. "Celui ou celle qui sera choisi aura une légitimité qu’il n’a pas. Ça lui donnera une capacité à discuter avec le reste de la gauche, et ça va bouger les lignes. J’observe son aventure. Je la trouve terriblement classique", tacle Benoît Hamon. Arnaud Montebourg met en avant ses contradictions. "Personne ne comprend rien. J’ai besoin de comprendre quel est son programme. Et quand c’est flou, il y a un loup", lâche l'ex-ministre, dans une référence à la phrase de Martine Aubry qui déclenche des rires, notamment chez Manuel Valls. 

Manuel Valls s'agace. "Ça suffit. Il y a des forces politiques, des forces de presse qui veulent empêcher que cette primaire se passe dans de bonnes conditions. Le peuple de France ne se laissera pas imposer un choix", prophétise l'ancien Premier ministre. Vincent Peillon prend le sujet à la légère. "Quand on n’a pas peur de Poutine et qu’on n’a pas peur de Trump, Macron ne nous fait pas peur. On’ l’a connu secrétaire général adjoint de l’Elysée, il était charmant. Il mène une aventure tout à fait respectable. Il reviendra, il aura fait la Une de certains magazines", estime l'ancien ministre de l'Education. 

Jean-Luc Bennahmias parle de Jean-Luc Mélenchon pour mettre en avant son grand rassemblement progressiste. François de Rugy, en revanche, met en avant ses profondes divergences avec Emmanuel Macron, notamment sur l'écologie. Et il rappelle que la priorité est d'éviter un second tour entre François Fillon et Marine Le Pen, laissant entendre une future alliance, voire un désistement. Pour Sylvia Pinel enfin, "le véritable courage d'Emmanuel Macron, ça aurait été d'être candidat à la primaire. Ne serait-ce que par loyauté", juge l'ancienne ministre du Logement. 

[INTERMEDE] Le dessinateur Mathieu Sapin croque Jean-Luc Bennahmias :



23h07. Peillon et Valls s'écharpent sur "la guerre" à Trump. Vincent Peillon n'a semble-t-il pas apprécié que Manuel Valls ait considéré que les déclarations de Donald Trump sur l'Europe soit "une déclaration de guerre". "Il ne faut pas faire la guerre tout le temps et à tout le monde et garder ce mot pour des situations précises. Nous ne lui faisons pas la guerre et nous allons essayer de l’amener à de meilleures manières", lâche-t-il. "Quand on se prépare à cette fonction suprême, on ne peut pas regarder le monde avec les lunettes d’hier. Je prends au sérieux les déclarations de Donald Trump. C’est une déclaration de guerre politique,  ne jouons pas sur les mots", répond Manuel Valls. "Alors n'utilise pas ce mot", rétorque l'ancien ministre de l'Education. Manuel Valls : "Vincent Peillon me rappelle mon vieux professeur qui sait que les mots ont un sens. J’utilise ce mot parce que je veux dire à nos compatriotes que le monde est en train de changer." 

Au-delà de cet échange, tous conviennent que la présidence Trump va poser des problèmes. Benoît Hamon prend lui assis les paroles du président américain "au sérieux", alors que François de Rugy n'a pas envie de rire face aux menaces de quitter l'Otan. 


22h54. En Syrie, pas de solution avec Bachar al-Assad. Alors que la partie sur la politique internationale débute, les sept candidats sont tous d'accord sur un point : "il n'y aura pas de solution durable avec Bachar al-Assad", qui "aura à répondre de ses actes devant la justice internationale", selon Arnaud Montebourg. Vincent Peillon et Manuel Valls rappellent toutefois que des discussions existent actuellement avec des représentants du régime syrien. François de Rugy préfère insister sur la responsabilité de la Russie de Vladimir Poutine dans cette affaire et estime que l'Europe doit s'affirmer. 

22h31. L'égalité homme-femme. "Qui a choisi une femme pour diriger sa campagne ?" La question, posée (assez maladroitement), n'a reçu qu'un timide "moi" : celui de François de Rugy, dont la directrice de campagne est Véronique Massonneau. Les candidats sont ensuite invités à s'exprimer sur leurs mesures pour favoriser l'égalité homme-femme. "Je propose un congé pour le deuxième parent avant la naissance pour avoir un temps de formation. Être parent, cela s'apprend. Dans cette forme d'école des parents, il faut une formation au partage des têtes", développe François de Rugy. Le président du parti écologiste propose également d'instaurer la possibilité de mener des "actions de groupe poussée par le défenseur des droits pour que les femmes dans une entreprise puissent agir en justice" et réclamer l'égalité salariale.

Sylvia Pinel, elle, rappelle sa promesse d'"ouvrir la PMA à toutes les femmes, sans exception". Elle se dit aussi favorable à l'imposition d'un congé parental pour les hommes. "Si on arrivait à casser les clichés, le sexisme ordinaire, on n'aurait plus besoin de passer par la loi. Mais vu l'état des mentalités dans ce pays, c'est une bonne idée. La méthode douce a déjà été employée. À force, il faut passer par quelque chose de plus coercitif." "Nous sommes un vieux pays de machos", embraye Jean-Luc Bennahmias. Mais lui précise être "pour une société de la responsabilité, pas de l'interdiction", donc contre une législation trop importante sur le sujet. 

Pour Benoît Hamon, il faut augmenter considérablement les pénalités financières des partis politiques qui ne respectent pas la parité. Et ce, afin d'augmenter le budget du ministère des Droits des femmes. Vincent Peillon, lui, veut conditionner le CICE à l'égalité homme-femme dans les entreprises. 

22h20. La sécurité et la prison arrivent sur la table. Changement de sujet, les candidats sont interrogés sur leurs mesures en matière de sécurité. Benoît Hamon plaide pour développer les "peines alternatives à la prison" comme "l'assignation à résidence, la liberté conditionnelle avec bracelet électronique". "Augmenter le nombre de places de prison ne répond pas au fait que la prison fabrique des délinquants. Nous constatons qu'aujourd'hui, la récidive est plus fréquente quand on est passés en prison que quand on a eu" une peine alternative, plaide l'ancien ministre de l'Éducation nationale.

Manuel Valls n'est pas d'accord. Selon lui, il faut bel et bien construire "16.000 nouvelles places" dans les établissements carcéraux "pour permettre l'accueil dans les meilleures conditions possibles dans les maisons d'arrêt. Ce n'est pas incompatible avec le développement de peines alternatives." Quant à Jean-Luc Bennahmias, il souhaite d'abord "améliorer la situation du personnel pénitentiaire" pour faire en sorte que "la prison ne serve pas à remplacer l'hôpital psychiatrique". 

[INTERMEDE] Le dessinateur Mathieu Sapin a retenu l’échange entre Vincent Peillon et Manuel Valls, au cours duquel ce dernier rappelle aussi qu’il est l’ancien Premier ministre.

22h14. Place aux cartes blanches. Les candidats ont une minute pour défendre une proposition originale, de leur choix. Jean-Luc Bennahmias reprend son idée d'une alliance de plusieurs pays pour faire évoluer l'Union européenne. "Il faut qu’il y ait un certain nombre de pays qui se mettent d’accord progressivement sur un socle social, un revenu minimum, un socle fiscal. Après on dira aux autres pays êtes-vous d’accord ? Si on ne fait pas ça, l’union européenne d’elle-même sera en dissolution." 

De son côté, Manuel Valls "propose un service civique obligatoire pour les jeunes garçons, jeunes femmes, pour s'engager pendant six mois ou plus. Pour faire montre de générosité. Il sera souple, adapté. Mais il doit permettre ce brassage, cet engagement. C'est l'une des leçons des attentats", argue l'ancien Premier ministre.  

François de Rugy et Benoît Hamon parlent d'euthanasie. "Je souhaite la légalisation de l‘euthanasie, l’aide active à mourir. Je sais qu’il peut y avoir des blocages, des lobbies médicaux, cléricaux parfois. Si c’est le cas, je le soumettrait au référendum", indique le premier. "Je souhaite que le droit à mourir dans la dignité doit être étendu aux personnes atteintes de maladie incurable. Ce droit à l'euthanasie aujourd'hui n'existe pas", explique le second.  

Vincent Peillon fait coup double. Il propose "la création d'un service publique des maisons de retraites" et veut mettre fin à la société des héritiers. Il propose donc "que la transmission des patrimoines soient transformées, qu’on puisse donner plus jeune, que ceux qui n’ont aucun patrimoine soient dotés en capital." 

Arnaud Montebourg, lui, s'appuie sur l'exemple d'un jeune qui a changé de prénom pour trouver du travail et veut imposer "des clauses d'embauche pour les jeunes diplômés des quartiers populaires. Nous avons besoin de l'unité du pays et que l'économie réponde à chacune des aspirations du pays. C'est ça le projet de remise en marche de l'économie française.

Enfin Sylvia Pinel ne propose pas une seule mesure, mais parle des personnes en situation de handicap et âgées; sur lesquelles elle veut faire porter l'effort. Elle propose ainsi "un nouveau plan pour l’autisme" our un soutien aux aidants, notamment via "la construction d’accueil de jour".

21h57. Protectionnisme français, européen, ou pas de protectionnisme ? Les candidats font entendre leurs différences sur le protectionnisme. "Attentions au protectionnisme", lance Vincent Peillon, qui prône un "juste échange" avec des "normes environnementales et sociales". Benoît Hamon plaide lui pour des "écluses" aux frontières de l'Europe, sur les mêmes critères, environnementaux et sociaux. Arnaud Montebourg développe son idée de protectionnisme français, avec la volonté de confier aux société de l'Hexagone les marchés publics.

Manuel Valls, lui, "en a assez" qu'on oppose la lutte contre la pauvreté et le soutien aux entreprises. L'ex-Premier ministre veut "taxer fortement" les exportations non respectueuses des normes européennes, là encore sur l'environnement et le social. Sylvia Pinel parle de "préférence économique européenne", elle aussi parle des normes environnementales et sociales. Sans surprise, François de Rugy, pour argumenter sur le "produire en France", parle énergie et alimentation. 

[INTERMEDE ] Voici le deuxième dessin de Mathieu Sapin :  

21h40. Le revenu universel au cœur des débats. Cela devient le "point Godwin" de chaque débat : le revenu universel d'existence de Benoît Hamon est très décrié. Après Vincent Peillon, c'est au tour d'Arnaud Montebourg de tacler la proposition de son adversaire, pointant son coût "dix fois plus cher" [entre 300 et 400 milliards d'euros] que les mesures qui figurent dans son programme pour relancer l'emploi. Piqué au vif, Benoît Hamon soupire : "c'est pas sérieux", reprochant à son concurrent d'avoir mal lu son programme. 

François de Rugy aussi, est contre le revenu universel d'existence. "Il faut quand même trouver 45 milliards d'euros" pour la première étape de sa mise en oeuvre, que Benoît Hamon veut progressive. Beaucoup trop, selon lui. Beaucoup trop aussi selon Sylvia Pinel. "Il faudra quand même que tu nous expliques vraiment très clairement comment tu le finances." "Il suffit de lire !" rétorque l'ancien ministre de l'Éducation nationale. Heureusement pour lui, Jean-Luc Bennahmias vole à son secours : "Benoît, ne te décourage pas ! C'est la seule idée nouvelle qu'on ait proposé depuis des années !"

21h33. Après la santé, la dette et le déficit. Les candidats abordent le sujet des finances publiques, de la dette et du déficit. Benoît Hamon plaide pour une mutualisation de la dette européenne. "Je pense que l'Allemagne et la France ont intérêt à resserrer leurs intérêts respectifs." Manuel Valls, lui, parle de "mutualisation des dépenses de défense et de sécurité" au niveau de l'Union européenne. "La dette et le déficit ne sont pas bons pour nous-mêmes. Trente ans d'engagements à gauche fait craindre la gauche qui fait des promesses et déçoit", enchaîne Vincent Peillon. Qui fustige le revenu universel d'existence de Benoît Hamon qui, selon lui, coûtera bien trop cher et grèvera le budget du pays.

[INTERMEDE ] Nous avons demandé à l’auteur et dessinateur Mathieu Sapin de raconter le débat façon bande dessinée . Voici sa première planche :



21h26. Le poids des lobbies. Benoît Hamon et François de Rugy posent la question du lobbying en matière de santé. "Les perturbateurs endocriniens font l'objet d'un lobbying industriel", s'énerve Benoît Hamon. "Il faut que l'État prenne des décisions fermes, sauf à accepter des scandales sanitaires." François de Rugy, de son côté, rappelle qu'"énormément de lobbies ont freiné dès qu'une petite mesure a été prise", comme l'interdiction du bisphénol A. 

21h19. Lutter contre les déserts médicaux. Pour en finir avec la désertification médicale, Manuel Valls veut d'abord "en finir avec le numerus clausus". Par ailleurs, il prône une politique "plus volontariste sur l'installation des médecins" en zones rurales. Benoît Hamon, lui, propose de retirer le conventionnement aux professionnels qui s'installeraient en zones sur-dotées. 

21h10. Une "mutuelle publique" dans le programme de Montebourg. Arnaud Montebourg défend son projet de "mutuelle publique" qui coûterait 10 euros par mois et s'adresserait aux citoyens modestes qui n'ont cependant pas droit à la CMU. Cela coûterait 2 milliards d'euros. François de Rugy, lui, est totalement contre. "C'est une mauvaise idée", assène-t-il. Entre le "tout privé" proposé par la droite et le "tout État", "je défends le système français mixte : l'Assurance maladie et les mutuelles. Le secteur mutualiste permet de maîtriser les coûts."

21h04. L'objectif du "zéro SDF". Alors qu'une vague de froid frappe le pays, les candidats sont d'abord interrogés sur l'objectif du "zéro SDF" à la fin d'un mandat. Est-ce tenable ? Arnaud Montebourg assure que oui. "L'État peut investir dans des hébergements d'urgence." Manuel Valls, en revanche, dit se "méfier des slogans", tout comme François de Rugy. "Je ne crois pas qu'il faille des mots d'ordre choc", précise le président du Parti écologiste. 

>>> Retrouvez les temps forts de l'édition spéciale d'Europe 1 : 

20h58. Bonne ambiance. Visiblement, l'ambiance est au beau fixe avant le débat entre les candidats. En témoigne cette charmante réflexion adressée par Arnaud Montebourg à Manuel Valls en coulisses, qui n'a pas échappée au reporter politique d'Europe 1 David Doukhan.



20h31. "Un devoir d'honnêteté". François Kalfon, soutien d'Arnaud Montebourg, laisse entendre encore une fois que le programme de ses rivaux, et de Benoît Hamon en particulier, n'est pas réaliste. "Je n’aurais pas envie que les belles formules, les réformes radicales, révolutionnaires, se traduisent demain pour les Français par des hausses d’impôts massive. Car nous avons un devoir d’honnêteté", lâche-t-il. 

20h08 : Une manifestation devant la studio. Une manifestation a lieu devant le studio de Saint-Cloud dans lequel doit se tenir le débat. "Priorité à l'éducation, pas à la primaire", scandent-ils. Le mouvement semble lié à celui qui dure depuis plusieurs semaines et qui réclame un effort supplémentaire dans les lycées classés réseau d'éducation prioritaire. 

19h50. Montebourg attend "de la clarification". A son arrivée sur les lieux du débat, Arnaud Montebourg s'arrête brièvement au micro d'Europe 1. "C'est le bon débat, celui qui va nous permettre de nous résumer et de présenter notre projet pour la France, l'Europe et la France", a déclaré l'ancien ministre du Redressement productif, qui en attend "de la clarification pour que les Français puissent choisir." 

19h41 l'avenir du PS, "pas l'enjeu majeur". Christophe Borgel réfute l'idée selon laquelle le vrai enjeu de la primaire, c'est de savoir qui pourra prendre les rênes du Parti socialiste après la présidentielle. "Je ne crois pas que parmi  les candidats membres du PS il y a en ait un qui ait comme objectif de devenir demain le patron du Parti socialiste", a déclaré le député de Haute-Garonne. "S’il y en a qui sont dans l’idée que ce qui se joue dans cette primaire, c’est un futur congrès, ils sont en dessous des enjeux posés à la gauche et au camp progressiste."


Borgel : l’avenir du PS, "pas l’enjeu majeur...par Europe1fr

19h31. "Il faut beaucoup de monde. 1,5 million de votants, c'est beaucoup de monde". Christophe Borgel, le président du comité d'organisation de la primaire, ne cache pas que le processus sera réussi qu'au prix d'une large participation. "Il faut beaucoup de monde. A partir de 2 millions, personne ne pourra nier que c’est une réussite. J’ai entendu dire que 300.000 à 500.000, ce sera déjà bien. Il ne faut pas faire de langue de bois. A partir de 1,5 million, c’est beaucoup de monde", a affirmé le député PS de Haute-Garonne. 

18h51. "Le journaliste bashing, c'est commode pour les politiques". Léa Salamé et David Pujadas, pour France 2, et Fabien Namias, pour Europe 1, seront les trois journalistes qui interrogeront les sept candidats. Accompagnés de Michel Field, directeur de l'information de France Télévisions, ils s'attendent à d'éventuelles tacles des participants. "Il y a une forme de commodité, de facilité de joue sur ce registre-là. Ça permet aux politiques de montrer qu’ils ne sont pas dans le système", explique Léa Salamé. Michel Field abonde : "Le 'journaliste bashing' a été porté assez loin parce que c’est commode pour les politiques. Quand ils tapent sur les journalistes, c’est un moyen de ne pas répondre aux questions." 

18h40. Premier tour le 22 janvier, débat le 25, second tour le 29. Pour deux des  sept candidats, il ne s'agira pas du dernier débat de la primaire. Un duel est en effet programmé pour le mercredi 25 janvier entre les deux finalistes qui seront désignés lors du premier tour, le 22 janvier - si évidemment aucun candidat ne franchit les 50% des voix. Le second tour, lui, aura lieu le dimanche 29 janvier. 

18h21. Montebourg saisit la Haute autorité contre Hamon. La dernière semaine de campagne a été marquée par des tensions grandissantes entre Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, qui monte en puissance et menace son adversaire. Et jeudi, l’équipe de l’ancien ministre de l’Economie a saisi la Haute autorité de la primaire pour une sortie publique de Benoît Hamon, considérée comme "hors des délais de la campagne". En cause, les vœux de Benoît Hamon,, samedi à Trappes, en tant que député des Yvelines. L’équipe de l’ex-ministre de l’Education assure que la primaire n’y sera pas abordée. 

18h10. L'économie, l'international et une carte blanche au menu. Pour ce troisième débat, les candidats aborderont les questions économiques et sociales et la politique internationale. Orignalité, chacun aura une minute pour mettre en avant l'une des propositions de son choix, qui pourra ensuite être débattue avec ses adversaires. 

17h40. "Ils pensent pouvoir gagner". Si Charles Villeneuve estime que les candidats pensent avant tout à l'après-présidentielle, et notamment que "le véritable objectif de Manuel Valls, c’est de gagner cette primaire pour prendre en main le Parti socialiste", Anna Cabana n'est pas tout à fait d'accord. "Ils ne se lancent pas s’ils ne pensent pas pouvoir gagner. Ils ont cette folie-là de croire qu’ils peuvent l’emporter", juge la rédactrice en chef du Journal du Dimanche, qui parle d'"irrationalité" chez les candidats. "Ils ont cette folie-là de croire qu’ils peuvent l’emporter."

17h29. "On a l'impression qu'ils n'y croient pas eux-mêmes". Selon Robert Namias, le fait que la primaire du PS intéresse moins que celle de la droite vient des candidats eux-mêmes. "Objectivement, depuis le début, on a quand même l’impression qu’ils n’y croient pas eux-mêmes. Ils ont peut-être tort d’ailleurs", déclare l'une des Grandes Voix d'Europe 1. "Lors des débats, il n’y avait rien qui pouvait montrer que l’un d’entre eux espérait gagner. Peut-être que ce soir, il va se passer quelque chose", espère-t-il. "Au moment de la primaire de la droite, ceux qui se  sont précipités aux urnes pouvaient se dire qu’ils désigneraient le prochain président de la République. Là, les sondages sont très inquiétants", analyse de son côté Catherine Nay. 


Primaire de la gauche : "On a l’impression que...par Europe1fr