Corse : les nationalistes boycottent le déjeuner avec Macron

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"Toute la majorité territoriale" ne participera pas au déjeuner "en raison de la teneur de la journée d'hier (...) qui a été assez violente", a expliqué le député de Corse Jean-Felix Acuaviva.

Les principaux élus nationalistes corses, dont Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni, ont décidé de boycotter le "déjeuner républicain" auquel les avait conviés Emmanuel Macron mercredi à Bastia, a-t-on appris auprès du député de Corse Jean-Felix Acquaviva.

"En raison de la teneur de la journée d'hier." "Toute la majorité territoriale" ne participera pas au déjeuner "en raison de la teneur de la journée d'hier (…) qui a été assez violente", a-t-il expliqué, au second jour de la visite du président en Corse. Mardi, le président de la République avait adopté un ton ferme lors d'un discours prononcé à l'occasion du 20e anniversaire de l'assassinat du préfet Erignac, excluant notamment toute amnistie de prisonniers.

Parmi les personnalités invitées qui boycotteront ce repas, figurent Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, celui de l'exécutif unique Gilles Simeoni, ainsi que les trois députés nationalistes Jean-Felix Acquaviva, Paul-André Colombani, Michel Castellani et le maire de Bastia Pierre Savelli.

Ils seront bien présents pour le discours. En revanche, tous ces responsables seront présents au discours que doit prononcer Emmanuel Macron à Bastia à 15h30 sur sa stratégie pour la Corse. Interrogé peu avant cette annonce, le chef de l'État avait déclaré: "Lorsque des élus décident de ne pas aller à tel ou tel rendez-vous, c'est de leur responsabilité. Il y a ce qui s'appelle la courtoisie républicaine. Je ne fais pas de la politique en fonction des déjeuners".

"J'ai passé deux heures à travailler" mardi soir, et "ce qui m'importe, c'est la Corse et les Corses. Le reste ne m'intéresse pas beaucoup", a déclaré Emmanuel Macron en visitant le centre de recherche agricole de l'Inra, spécialisé dans les agrumes, à San Giuliano, au sud de Bastia. "Je suis sur le fond... Ce que font les entrepreneurs, les chercheurs, les enseignants, ce dont je vais parler cet après-midi. Pas dans les arrière-cuisines", a-t-il ajouté.