Luc Chatel : après les affaires, l'heure est venue de "démarrer la campagne"

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Pour Luc Chatel, porte-parole de François Fillon, on a "rabâché les oreilles" des Français avec les affaires qui touchent différents candidats et notamment celui soutenu par Les Républicains.

"Les Français ont conscience de tout ça. Ça fait six semaines qu'on leur rabâche les oreilles avec ça." Pour Luc Chatel, l'heure est venue de tourner la page des affaires et de "démarrer la campagne". "Ce n'est pas parce que les Français sont en colère qu'ils veulent qu'on confisque le débat public", a plaidé le porte-parole de François Fillon, mardi, depuis le bus de la présidentielle d'Europe 1, installé à Calais où Luc Chatel tient une réunion publique.

Entendu sur Europe 1
Les uns et les autres ont suffisamment communiqué sur le sujet

"Je suis à un stade où les histoires de salon à Las Vegas, de costumes ou d'"assistants parlementaires européens, j'en ai marre", a asséné Luc Chatel. "Maintenant, les Français savent. Les uns et les autres ont suffisamment communiqué sur le sujet", insiste le porte-parole de François Fillon, appelant à "un vrai débat de fond sur quel avenir on veut".

Nouvelles révélations. Les affaires n'en restent pas moins omniprésentes, avec de nouvelles révélations à l'encontre de François Fillon ce mardi : il aurait touché 50.000 dollars (46.300 euros) pour jouer les intermédiaires entre un industriel libanais, le PDG de Total et Vladimir Poutine, selon le Canard enchaîné, tandis que Le Monde précise que l'enquête sur les supposés emplois fictifs de sa femme et ses enfants a été élargie à des faits d'escroquerie aggravée et de faux et usage de faux.

"Je viens de découvrir ces informations ou pseudo-informations du Canard enchaîné. Je vous confirme que François Fillon n'a jamais monnayé un rendez-vous avec monsieur Poutine et n'a pas de client russe", répond Luc Chatel. Quant aux informations selon lesquelles le couple Fillon pourrait avoir cherché à tromper les enquêteurs du Parquet national financier, le député de Haute-Marne n'a pas souhaité faire de commentaires : "Je laisse faire l'enquête judiciaire."