Cazeneuve s'en prend à la droite qui l'accuse de vouloir créer des "mini-Calais"

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Cazeneuve s'en prend à la droite qui l'accuse de vouloir créer des "mini-Calais"
L'action est menée dans la "plus grande concertation" avec les élus locaux, assure Bernard Cazeneuve.@ LIONEL BONAVENTURE / AFP
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Les réfugiés "font l'objet d'une intégration dans le dispositif d'asile et en aucun cas dans des mini-Calais", a insisté le ministre de l'Intérieur. 

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve s'en est pris mercredi à ceux qui, à droite, l'accusent de vouloir créer des "mini-Calais" partout en France avec son plan de démantèlement du campement calaisien de migrants, estimant qu'ils "mentent" aux Français.

"Ils mentent aux Français". "Lorsqu'un certain nombre de responsables de l'opposition - qui n'ont de responsable que le nom - expliquent que nous allons créer des mini-Calais partout en France alors que nous plaçons ceux qui sont à Calais qui relèvent du droit d'asile dans des Cada (Centres d'accueil des demandeurs d'asile, ndlr), ils mentent aux Français", a-t-il accusé sur France Inter. "Sous prétexte qu'il y a une primaire" à droite, les candidats convoquent "des arguments qui sont éloignés de la réalité et qui sont surtout de nature (...) à créer les conditions de tensions inextricables. Ce n'est pas responsable", a-t-il martelé.

Plusieurs oppositions. Mercredi, Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et président par intérim des Républicains (LR), a expliqué qu'il "n'acceptera pas" l'objectif du gouvernement de répartition des migrants, une "folie" qui va "multiplier des Calais partout en France". Selon un document interne du ministère de l'Intérieur révélé mardi, 12.000 places environ seront nécessaires d'ici la fin de l'année pour héberger les migrants venus de la "Jungle" de Calais, qui ne cesse de grossir, et du futur centre de pré-accueil de Paris, qui orientera les migrants vers un hébergement plus pérenne.

Le ministre de l'Intérieur a précisé que, compte tenu de l'existant, il cherchait "autour de 9.000 places pour traiter de la question de Calais" dans les délais "les plus brefs" et que son action se menait dans la "plus grande concertation" avec les élus locaux, alors que certains dénoncent des décisions unilatérales.