Cazeneuve dénonce les "postures" de ceux qui s'en prennent aux policiers

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Cazeneuve dénonce les "postures" de ceux qui s'en prennent aux policiers
@ GEORGES GOBET / AFP
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Bernard Cazeneuve s'est dit exaspéré par le climat anti-police que certains opposants à la loi Travail alimentent, dans un contexte de menace élevée pour les forces de l'ordre. 

Touche pas à mon flic. En ces temps troublés par les manifestations contre la loi Travail et au lendemain d'un attentat djihadiste qui a coûté la vie à un fonctionnaire de police et son épouse, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a dénoncé mardi les "postures", "propos" et "affiches" qui mettent en cause les forces de l'ordre.

Appel au respect. "Je ne peux plus supporter, en tant que ministre de l'Intérieur, ces postures, ces propos, ces affiches qui mettent en cause ceux qui portent l'uniforme, et qui en raison de l'uniforme qu'ils portent incarnent le droit", a déclaré le ministre lors des questions à l'Assemblée nationale. "Au moment où il y a des manifestations à Paris, j'appelle tous ceux qui sont dans la violence, qui s'attaquent aux policiers, qui veulent s'en prendre à eux, à retrouver un peu au fond d'eux-mêmes d'humanité, de tolérance, de respect, simplement en respect de ceux tombés hier et en respect de ce petit enfant auquel nous nous devons de donner une image digne de la France", a conclu le ministre sous des applaudissements nourris venus de gauche et de droite.

"Tout le monde déteste la police". Bernard Cazeneuve s'exprimait alors que plusieurs centaines de personnes encagoulées ont pris à partie les forces de l'ordre avec des jets de projectiles, lors de la manifestation parisienne contre la loi travail. Les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes et chargé les manifestants qui leur lançaient des projectiles au cri de "Paris, debout, soulève-toi !" ou encore "tout le monde déteste la police". Lundi peu après 20h, un assaillant de 25 ans a tué à coups de couteau un policier en civil, avant de se retrancher au domicile de sa victime à Magnanville (ouest de Paris) et d'être abattu lors de l'assaut des policiers d'élite du Raid.