Cayrol : "Il va falloir que Sarkozy combatte autrement"

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Cayrol : "Il va falloir que Sarkozy combatte autrement"
@ DOMINIQUE FAGET / AFP
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Comment se présentent les primaires et Nicolas Sarkozy a-t-il une chance ? Un débat animé par Natacha Polony et Olivier Duhamel.

INTERVIEW

Les primaires à droite ont commencé, la semaine Sarkozy aussi. L'ancien président était en meeting à Nîmes mercredi et la sortie de son livre, La France pour la vie, est prévue lundi. Comment se présentent les primaires et Nicolas Sarkozy a-t-il une chance ? Roland Cayrol, politologue et directeur du centre d'études et d'analyses, et Vincent Tremolet, rédacteur en chef des pages débats et opinions du Figaro et du Figaro Vox, étaient les invités de Natacha Polony et Olivier Duhamel dans Médiapolis pour débattre de ces questions, samedi sur Europe 1.

Que retenir de ce livre confession ? "Il y a eu un moment où le bilan était très important, mais ce n'est plus opératoire. On est passé dans une autre phase. Est-ce que les gens, pour le prochain mandat, ont envie ou pas de Nicolas Sarkozy ? J'ai toujours douté que ce fut possible parce qu'un président désavoué au suffrage universel qui revient, c'est un scénario tellement improbable, juge Roland Cayrol. Dans les donnés, il y a de plus en plus de gens qui ne voient pas ce que Sarkozy viendrait faire là-dedans. Il va falloir qu'il combatte autrement que par quelques mini aveux parce qu'il y aujourd'hui une espèce de réticence à accepter la candidature de Sarkozy."

Vision idéologique. Vincent Trémolet se montre plus indulgent. "J'en ai lu de larges extraits, il y a des mea culpa assez impressionnants. Ce n'est pas toujours très agréable ces confessions publiques, mais ça fait partie des règles médiatiques. Il y a 27 fautes sur lesquelles il ne pourra plus subir de reproches." Faute avouée, à moitié pardonnée ? Le journaliste voit toutefois un manque important dans le contenu de l'ouvrage : "pour l'instant, on ne voit pas la vison idéologique de Nicolas Sarkozy qui ferait que les électeurs pourraient le choisir plutôt qu'un autre."

Destructeur. La primaire pourrait-elle être destructrice ou au contraire régler la question du leadership ? Pour Roland Cayrol, "il n'y a pas de raison sur le papier pour que cette primaire ne réussisse pas aussi bien que celle de la gauche en 2011. Aujourd'hui, 4,5 millions de personnes disent aux sondeurs qu'ils ont l'intention d'aller voter. Si c'est ça, on est forcé de faire une campagne assez marquante pour se détacher des concurrents. Mais en même temps, il faut se respecter suffisamment pour que ce ne soit pas destructeur. S'il y a un million d'électeurs, tout le monde sait que c'est Sarkozy qui sera élu, si c'est 4,5 millions, ça ne sera en aucun cas Sarkozy. La tentation de commencer à cogner quand les donnés changent sera grande et pourrait être destructrice."

Retrouvez l'intégralité de l'entretien :