Cantines scolaires : l'Assemblée vote l'expérimentation de menus végétariens

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Cantines scolaires : l'Assemblée vote l'expérimentation de menus végétariens
L'expérimentation durera deux ans. Image d'illustration. @ REMY GABALDA / AFP
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Un amendement au projet de loi alimentation et agriculture prévoit une expérimentation "pour une durée de deux ans" dans les cantines scolaires. 

L'Assemblée nationale a donné son feu vert vendredi à "l'expérimentation" d'un menu végétarien dans les cantines scolaires "au moins une fois par semaine" et "pour une durée de deux ans", malgré l'avis défavorable du gouvernement.

L'expérimentation sera l'objet d'une évaluation. Un amendement au projet de loi alimentation et agriculture porté par vingt-quatre députés de la majorité, dont Barbara Pompili (LREM), impose aux gestionnaires "publics ou privés" des services de restauration collective scolaire "de proposer, au moins une fois par semaine, un menu végétarien" qui "pourra être composé de protéines animales (laitages, oeufs) ou végétales (céréales, légumineuses)".

L'expérimentation doit faire l'objet d'une évaluation, "notamment de son impact sur le gaspillage alimentaire, sur les taux de fréquentation et sur le coût des repas, dont les résultats sont transmis au Parlement au plus tard six mois avant son terme".

Le ministre de l'Agriculture défend "la liberté de choix". "On a besoin que l'école joue aussi ce rôle de formation de ce que c'est que l'alimentation", a plaidé en séance publique Barbara Pompili, en balayant "une idée répandue" selon laquelle il faudrait "forcément" manger de la viande pour avoir un menu équilibré. Ce test "ne s'adresse qu'aux collectivités qui proposent déjà deux menus" pour le même repas, a précisé la députée de la Somme. Sans cet amendement, "On passerait à côté d'une volonté très forte de nos concitoyens, qui va dans le bon sens", a-t-elle conclu.

"Sur un débat de société, je défends la liberté de choix. Je ne suis pas ici pour que l'on impose les choses comme cela par la loi", a plaidé en vain le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert, rappelant que les collectivités qui le souhaitent ont déjà la possibilité de "mettre en place le service".