Candidat en 2017 ? Sarkozy se donne du temps

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Candidat en 2017 ? Sarkozy se donne du temps
@ DOMINIQUE FAGET / AFP
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L'ancien chef de l'Etat renvoie à septembre 2016 l'annonce d'une éventuelle candidature à la primaire.

Sarkozy candidat pour la troisième fois à une élection présidentielle ? Il faudra patienter. Dans un entretien avec des lecteurs du Parisien publié vendredi, l'ancien chef de l'Etat, interrogé sur ses ambitions, annonce qu'il donnera sa décision dans un an : "rendez-vous en septembre 2016 !".

Il veut "rassembler et pacifier". "Si je vous réponds maintenant, je me mets dans la course. Quelle sera alors mon autorité pour rassembler et pacifier ensuite tout le monde ?", explique Nicolas Sarkozy. Le président du parti Les Républicains invoque aussi les prochaines échéances électorales : "dans trois mois, il y a les élections régionales. Si je dis dans Le Parisien que je suis ou non candidat, je mets par terre la campagne de tous les candidats". Et Nicolas Sarkozy d'ajouter : "je ne suis pas focalisé sur mon nombril". Un tacle tout en sous-entendus à ses rivaux Alain Juppé et François Fillon, déjà candidats déclarés à la primaire de la droite et du centre qui départagera les prétendants à l'Elysée.

Une stratégie pour rester aux commandes du parti. En renvoyant l'annonce de sa décision à septembre 2016, Nicolas Sarkozy la repousse le plus loin possible dans le temps. En effet, le 9 septembre 2016 est la date limite du dépôt des candidatures à la primaire, et la liste des candidats sera officialisée le 21 du même mois. Or, les règles du scrutin adoptées en avril dernier obligent tout membre de la direction du parti qui se présenterait à la primaire à démissionner dès l'annonce de sa candidature.

Juppé ironise sur le "suspense intolérable". La stratégie est limpide : Nicolas Sarkozy compte visiblement rester le plus longtemps possible aux commandes de son parti. Avant d'officialiser une candidature qui ne fait aucun doute. Interrogé sur le sujet, vendredi sur France Info, Alain Juppé a d'ailleurs répondu par l'ironie. "Je suis bouleversé. Ce suspense est absolument intolérable", s'est amusé le maire de Bordeaux.