Bruno Retailleau : "Il n’y a pas de plan B, je veux le dire à mes amis"

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Pour ce fidèle filloniste, invité vendredi de la matinale d'Europe 1, François Fillon conserve toute sa légitimité à candidater à l'élection présidentielle.

INTERVIEW

La campagne de François Fillon part en morceaux. Le candidat de la droite, qui a décidé de maintenir sa candidature à l’élection présidentielle, malgré la menace d’une mise en examen, voit depuis mercredi de nombreux élus se retirer de sa campagne. Après Bruno Le Maire et ses soutiens, ce sont désormais les juppéistes qui quittent en nombre le navire. Le sarkozyste Georges Fenech a même appelé à parrainer le maire de Bordeaux.

Le soutien des électeurs. "Ils étaient pratiquement 4 million de Françaises et de Français à avoir accordé leur voix à François Fillon", a voulu rappeler vendredi, au micro d’Europe 1, Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat et coordinateur de la campagne de François Fillon. "Vous verrez qu’ils seront des dizaines de milliers", dimanche lors de la manifestation de soutien organisée à Paris par François Fillon, veut se rassurer l’élu. "Dimanche sera une date importante, un moment important".

"La seule légitimité, c’est la primaire". "Il n’y a pas de plan B, je veux le dire à mes amis", martèle Bruno Retailleau. "La seule légitimité c’est la primaire", assure-t-il. "Le mieux placé, aujourd’hui, pour gagner c'est François Fillon". "Il y a des Français qui veulent l’alternance, qui en ont marre du fiasco de François Hollande et qui veulent que François Fillon tienne".

Une "tentative d’assassinat politique". "Il y a une disproportion énorme, et même tragique, entre les faits que l’on reproche à François Fillon, des faits anciens qui ne sont même pas avérés, et les conséquences de l’emballement judiciaire et médiatique sur la démocratie", estime surtout ce filloniste pour qui il s’agit bien d’une "tentative d’assassinat politique". "C’est sans précédent. Nous ne contestons pas une institution judiciaire ou des juges. Mais nous avons le droit, comme tout justiciable, de contester une procédure, avec une incrimination qui ne tient pas la route vis-à-vis d’un parlementaire, avec un calendrier judiciaire précipité et qui percute un calendrier électoral".