Bayrou : "Un second tour Mélenchon/Le Pen c’est effrayant"

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :

Le président du MoDem estime que la présence d'Emmanuel Macron au second tour sera la plus à même de rassembler les Français.

INTERVIEW

Le trio de tête s’est transformé en quatuor avec la remontée de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages. Quatre candidats sont désormais en mesure de se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle à en croire les enquêtes d’opinion : Marine Le Pen , Emmanuel Macron , François Fillon et Jean-Luc Mélenchon. Mais pour François Bayrou, il n’y a qu’une option qui vaille, celle de la qualification du candidat qu’il a choisi de rallier fin février : le fondateur d’En Marche !

La menace du second tour. "Quel est l’enjeu aujourd’hui ? C’est le second tour, et tous ceux qui nous écoutent savent que, sur les quatre personnalités, il y aurait, selon la qualification des uns et des autres, des seconds tours effrayants pour le pays", a-t-il relevé mercredi au micro d’Europe 1. "Un second tour Mélenchon/Le Pen c’est effrayant, pour l’image du pays et pour son avenir", a-t-il notamment pointé. "Si c’était un second tour Melenchon/Fillon, ce serait, comme on le lit dans toutes les enquêtes, une victoire affichée de Mélenchon face à Fillon et un malaise incroyable à l’intérieur du pays", assure-t-il encore.

"Le seul second tour possible, c’est celui où Emmanuel Macron est sélectionné", martèle le maire de Pau. "Je suis absolument certain que l’on sortirait de cette élection plus rassemblé que l’on ne l’était avant", a-t-il encore déclaré.

Un futur chef de gouvernement ? Interrogé sur une possible nomination à Matignon, comme Premier ministre, dans l'hypothèse d'une élection d'Emmanuel Macron, François Bayrou préfère botter en touche : "Il n’y a que le président de la République, une fois élu, qui puisse se poser la question de savoir de quelle manière son équipe sera constituée. Toute conversation sur ce sujet est vaine. C’est une conversation, parce qu’elle est vaine, que je ne tiens jamais".