Bayrou : "l'opinion ne voit pas clairement la direction" prise par le gouvernement

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Bayrou : "l'opinion ne voit pas clairement la direction" prise par le gouvernement
Le maire de Pau avait décidé le 21 juin de quitter le gouvernement après l'ouverture de l'enquête préliminaire sur les emplois présumés fictifs au MoDem.@ Thomas Samson / AFP
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Le président du parti centriste s'inquiète également de la chute de popularité d'Emmanuel Macron, en raison notamment de "l'atmosphère suscitée par la baisse des APL, la hausse de la CSG et, en même temps, certains avantages fiscaux pour les plus favorisés"

L'ancien ministre de la Justice François Bayrou se fait critique à l'égard de la politique menée par le nouveau président de la République. Il estime que "l'opinion ne voit pas clairement la direction" prise par le gouvernement, dans un entretien au Point publié jeudi. "C'est un fondement démocratique que d'avoir un gouvernement de plein exercice. Il doit mêler des expériences différentes, des membres de la société civile comme des poids lourds politiques, mais il est important que ce soient eux qui dictent la ligne à l'administration de Bercy ou aux autres grands corps de l'État", a averti le maire de Pau, qui a décidé le 21 juin de quitter le gouvernement après l'ouverture de l'enquête préliminaire sur les emplois présumés fictifs au MoDem. "Aujourd'hui, c'est là qu'il y a une difficulté : les hauts fonctionnaires semblent avoir plus de poids que par le passé", ajoute encore François Bayrou.

Les retraités et les fonctionnaires "fachés". Le président du parti centriste s'inquiète également de la chute de popularité d'Emmanuel Macron, en raison notamment de "l'atmosphère suscitée par la baisse des APL, la hausse de la CSG et, en même temps, certains avantages fiscaux pour les plus favorisés". Des annonces qui ont "fâché une partie des retraités et des fonctionnaires", assure-t-il.

"La bienveillance n'est pas une preuve d'engagement". "Une très grande partie de l'opinion publique fait crédit à Macron de sa nouveauté, de sa bonne volonté. Il y a ainsi un climat de bienveillance qui n'est pas une preuve d'engagement", prévient encore François Bayrou, qui avait noué une alliance avec Emmanuel Macron en février, en vue de l'élection présidentielle.