Bayrou : "Etre président de la République, c’est protéger la justice"

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Le président du MoDem, soutien d’Emmanuel Macron, a critiqué la posture de François Fillon et de Marine Le Pen, qui accusent la justice de s’immiscer dans la campagne.

INTERVIEW

Selon François Fillon et Marine Le Pen, tous deux impliqués dans des affaires, la justice devrait faire un pause en période électorale, notamment à moins de deux mois du premier tour de l’élection présidentielle. L’un laisse entendre que la justice est instrumentalisée, l’autre refuse de se rendre aux convocations des policiers. François Bayrou n’est d’accord avec aucune des deux positions. D’abord pour une question de principe. "Ceux qui se présentent à cette élection le font avec l’idée d’être élu président de la République. Or, le président, c’est le protecteur de la justice, c’est le plus haut magistrat du pays", a rappelé le président du MoDem, soutien d’Emmanuel Macron, dimanche dans Le Grand rendez-vous Europe 1/iTélé/Les Echos.

"Contradiction, interférence". "Dans son rôle constitutionnel, il est écrit qu’il préserve les institutions, défend les institutions et notamment la séparation des pouvoirs et notamment l’autorité judiciaire", a insisté le marie de Pau. "Se présenter çà cette élection en mettant en cause la justice – et d’une certaine manière, c’est la même chose quand on attaque les journalistes", ça rend votre position difficile. Le président doit être le protecteur des libertés, des institutions et de la séparation des pouvoirs. Il y a la contradiction, interférence", a-t-il conclu, faisant référence à François Fillon et Marine Le Pen.

"Scandaleux et infâme". François Bayrou a aussi répété que selon lui, toute la classe politique n’est pas coupable d’actions immorales. "L’idée que je combattrais sans cesse avec indignation, c’est que tout le monde fait le même chose. Ce n’est pas vrai. Il y a en France des élus qui respectent les règles, d’avoir la discipline d’être de bonne foi. Je trouve scandaleux et infâme qu’on essaye de faire croire que tout le monde fait la même chose", a-t-il lancé.