Baroin (LR) : Macron ne propose pas "une recomposition", mais "du dynamitage"

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Baroin (LR) : Macron ne propose pas "une recomposition", mais "du dynamitage"
Interrogé sur une éventuelle exclusion des LR qui soutiennent Macron ou qui rejoindraient le futur gouvernement, François Baroin a réaffirmé que "la question ne se pose pas". @ JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
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François Baroin juge qu'il appartient aux Français de décider ou non d'une "recomposition" lors des législatives.

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François Baroin, chef de file des Républicains pour les élections législatives, a estimé mardi que ce que propose le nouveau chef de l'Etat Emmanuel Macron n'est "pas une recomposition", mais "du dynamitage".

"Projet contre projet". "Ce que propose Emmanuel Macron, c'est du dynamitage (...), ce n'est pas une recomposition politique", a estimé François Baroin sur RMC/BFMTV, jugeant que "la recomposition, c'est les Français qui vont le décider, sur la base d'un projet clair au moment des élections législatives". "Ce sera projet contre projet", a-t-il affirmé, faisant état de "désaccords profonds" entre son camp et celui de La République en marche! (nouveau nom d'En Marche!), notamment en ce qui concerne la fiscalité et la hausse de la CSG voulue par le camp Macron.

"Elément de schizophrénie". Il a réaffirmé "contester" le choix fait par le LR Edouard Philippe, nommé lundi chef du gouvernement, jugeant qu'il se retrouvait "avec une mission particulière qui est un gouvernement provisoire pendant 4 semaines, dont le seul objectif sera d'aller soutenir les candidats qu'il ne connaît pas (...) et pour défendre un projet qu'il a combattu". "C'est un exercice intellectuellement difficile et il lui appartiendra à lui de résoudre cet élément de schizophrénie", a glissé François Baroin.

"La question ne se pose pas". Interrogé sur une éventuelle exclusion des Républicains qui soutiennent Emmanuel Macron ou qui rejoindraient le futur gouvernement, François Baroin a réaffirmé que "la question ne se pose pas". "On constate le départ, on le regrette", et "quand bien même d'autres rentreraient dans le gouvernement, c'est déjà derrière", a-t-il fait valoir, affirmant que "ce qui est devant c'est 577 candidats de qualité" aux législatives. Le sénateur-maire de Troyes, qui est aussi président de l'Association des maires de France, a par ailleurs relevé que "malheureusement", "personne ne reviendra(it)" sur la loi sur le non-cumul des mandats, indiquant que, pour sa part, son choix était fait. "Je choisirai évidemment ma ville", a-t-il annoncé.