Air Cocaïne : la riposte du camp Sarkozy

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Air Cocaïne : la riposte du camp Sarkozy
@ GERARD JULIEN / AFP
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Alors que l’ancien président a été l’objet d’investigations dans l’affaire, son entourage s’offusque et contre-attaque. 

Nicolas Sarkozy géolocalisé dans l’affaire Air Cocaïne, voilà qui n’a plu ni à l’ancien président de la République, ni à ses proches. Selon Le Journal du Dimanche, la juge en charge de cette enquête sur un trafic de drogue entre la France et République dominicaine, par le biais de jets privés, a cherché à savoir si l’ex-chef de l’Etat, qui aurait utilisé les appareils incriminés, aurait un lien quelconque avec l’affaire. D’où géolocalisation donc, mais aussi étude des factures détaillées de son téléphone portable. Le tout en vain. "Ridicule", "grotesque", s’indignent les supporters de Nicolas Sarkozy, qui y voient la preuve, selon eux, que la justice, une fois de plus, va trop loin.

Le juge Tournaire mis en cause. Les proches de l’ancien président mettent ainsi en cause nommément le juge Tournaire, magistrat du Pôle financier en charge de l’affaire des écoutes de l’Elysée et de l’affaire Bygmalion, deux dossiers sensibles dans lesquels Nicolas Sarkozy est mis en cause. C’est lui qui, selon le JDD, a fourni à sa collègue de Marseille en charge de l’affaire Air Cocaïne, les lignes de portable de l’ancien président, ainsi que celle de son directeur de cabinet et de son collaborateur et ami Brice Hortefeux.

Une influence politique ? L’entourage du président des Républicains évoque aussi à demi-mot une influence politique qui guiderait en sous-main l’attitude des juges. Ses proches notent ainsi que cette nouvelle affaire intervient à six semaines seulement des élections régionales.

Mise sur écoute ? Les proches de Nicolas Sarkozy cherchent désormais la meilleure riposte en soulevant deux questions. D’abord, est-ce que tous les autres protagonistes, même éloignés de l’affaire Air Cocaïne, ont eu droit au même traitement ?  Ensuite, et surtout, Nicolas Sarkozy a-t-il été mis sur écoute ? Si c’est le cas, disent-ils, alors le parquet devra dire sur quels motifs. Et s’expliquer.