Affaire Bygmalion : "l’UMP va exploser… L’UMP a déjà explosé"

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Affaire Bygmalion : "l’UMP va exploser… L’UMP a déjà explosé"
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PAROLE DE MILITANTS - A la base de l’UMP,  de nombreux élus locaux et des militants ne cachent pas leur colère. Et demandent des comptes.

Les faits. Des perquisitions au siège de l’UMP, les larmes de l'ex-directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, Jérôme Lavrilleux, et la riposte de l'ancien trésorier de cette même campagne Philippe Briand : la journée de lundi a plongé l’UMP dans une tourmente sans précédent. Les amis de Jean-François Copé ont porté lundi un coup très dur à l'ancien chef de l'Etat en affirmant que l’"affaire Bygmalion" serait celle des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. Mardi, Jean-François Copé joue sa tête, en bureau politique réuni au siège de l’UMP. A ses côtés, tous les ténors du parti lui demanderont des comptes. A la base du parti, élus locaux et militants aussi veulent connaître la vérité. C’est l’avenir de l’UMP qui, pour eux, est clairement en jeu.

"Là, l’UMP va exploser. Enfin, l’UMP a déjà explosé, je pense", résume un militant rencontré à Paris par Europe 1. "Je ne suis pas sûr qu’aujourd’hui, à cette heure-ci, l’UMP soit encore un parti politique. En février, ils nous ont sorti tout un argumentaire en nous disant : ‘ça va, ce problème est tout petit, il n’existe pas’. Et aujourd’hui, on s’aperçoit que c’est une bombe. On en a un petit peu marre, nous jeunes militants, de ces vieilles pratiques", s’exaspère un autre.



Car c’est au quotidien, sur le terrain, que militants et élus locaux voient revenir cette affaire Bygmalion comme un boomerang. "Aujourd’hui, quand on est sur les marchés, avec les députés, on porte aussi cette image déplorable de l’UMP en général", raconte un militant. "On a eu une séquence des élections municipales où on s’est aperçu que, dans nos territoires, nous avons gagné les élections. Et à côté de ça, l’image de l’UMP est entachée. Donc, il faut que ça cesse et qu’on mette véritablement les dossiers sur la table", exige Nicolas Florian, secrétaire départemental de l'UMP en Gironde.

Mais concrètement, que faire ? Ce militant rencontré par Europe 1 propose plus qu’une réforme, une révolution : à l’UMP, "on peut garder l’étiquette, on peut garder notre nouveau siège mais il faut tout remettre à plat à l’intérieur". "Nous sommes aujourd’hui en souffrance. J’attends plus qu’un simple bureau politique et j’attends plus que de simples explications. J’attends une refonte, ça veut dire des changements à tous les niveaux", prévient de son côté Anne-Marie Cazalet, maire adjointe à Bordeaux.


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