A gauche, l'idée d'une primaire pour 2017 fait son chemin

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A gauche, l'idée d'une primaire pour 2017 fait son chemin
Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, pendant la 42e Fête de la Rose, en août 2014.@ JEFF PACHOUD / AFP
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Une trentaine de personnalités lancent un appel lundi à la Une de Libération. L'idée risque de faire son chemin à gauche.

Ils sont déjà quelques-uns dans les starting-blocks. Une trentaine de personnalités, parmi lesquelles Daniel Cohn-Bendit, l'économiste Thomas Piketty, ou l'ancien footballeur Vikash Dhorasoo, lancent un appel lundi à l'organisation d'une primaire à gauche pour la présidentielle de 2017.

Hamon et Montebourg en première ligne. Une proposition qui rencontre un certain écho, notamment chez les anciens ministres Benoît Hamon et Arnaud Montebourg. Les deux hommes se voient régulièrement. Avec leurs amis frondeurs, ils manigancent pour essayer d'obtenir du PS qu'il organise la primaire comme le prévoient ses statuts. Mais le parti est verrouillé : cela n'a aucune chance d'aboutir. C'est pourquoi ils applaudissent discrètement mais avec enthousiasme l'initiative à la Une de Libération. Les deux anciens ministres y voient un débouché formidable pour leur ambition personnelle.

Scénario rêvé pour Duflot.Pour Cécile Duflot, il s'agit du scénario rêvé. Soit elle perd à la primaire, et on ne pourra pas lui reprocher de ne pas être allée au front, soit elle l'emporte. Portée par l'élan, elle dépasserait peut-être les 2% habituels du candidat écologiste à la présidentielle.

Pierre Laurent très partant.Pierre Laurent, le président du Parti communiste français (PCF) est quant à lui très partant. Il prévoit même dans ses vœux pour 2016 de, lui aussi, lancer un appel à la primaire à gauche. Jean-Luc Mélenchon ne semble pas non plus réfractaire à cette idée.

Un vrai danger pour le PS. Pour François Hollande, ce serait en tout cas la pire des nouvelles. Aux élections régionales, le Parti socialiste a fait 23 %. Pour se qualifier au second tour en 2017, il faudra faire au moins 25%. Une candidature unique sur sa gauche, portée par une primaire, représenterait un vrai danger pour le PS.