Municipales : nos 10 têtes d'affiche

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Municipales : nos 10 têtes d'affiche
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A L’AFFICHE - Europe1.fr a sélectionné les dix candidats à suivre absolument lors des municipales.

Sur les 926.068 candidats qui se présentent aux élections municipales des 23 et 30 mars, certains sortent du lot. Qu’ils soient nouveaux en politique, anciens ministres ou en quête de leur première victoire électorale, ils jouent gros lors du scrutin. Europe1.fr vous présente les dix personnalités à suivre. Portraits





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François Bayrou - Pau
A Pau, François Bayrou joue rien moins que son avenir politique. Le président du MoDem, trois fois candidat à la présidentielle, ancien ministre, ancien député, ancien député européen, n’est désormais que simple conseiller municipal de la préfecture de Pyrénées-Atlantiques. Une nouvelle défaite mettrait fin à tout espoir d’en terminer avec sa traversée du désert. Du coup, il joue à fond la carte locale, jusqu’à  annoncer, mardi sur Europe 1, qu’il ne se présenterait pas à la présidentielle de 2017. Selon les sondages, François Bayrou, qui bénéficie du soutien implicite de l’UMP, qui ne présente d'ailleurs pas de candidat, est bien parti pour l’emporter.

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Patrick Balkany - Levallois
A Levallois, Patrick Balkany semble indéboulonnable. L’homme a été élu dès le premier tour en 2008 et en 2002, lors d’une élection partielle. Cette fois encore, il part grand favori, mais plusieurs facteurs pourraient constituer autant d’obstacle. Les affaires d’abord. Patrick Balkany et son épouse Isabelle sont ainsi soupçonnés par la justice, qui enquête, de "détournement de fonds publics" et de "blanchiment de fraude fiscale". La concurrence ensuite. Arnaud de Courson, candidat divers droite, a fait mordre la poussière à Isabelle Balkany aux cantonales de 2011, il compte bien faire subir le même sort à Patrick, son mari. L’économie ensuite. Levallois-Perret est la ville la plus endettée de France par rapport au nombre d’habitants. Une bombe à retardement dont les citoyens, certes choyés par leur maire, pourraient commencer à prendre conscience.

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Florian Philippot - Forbach
Il est l’homme de confiance de Marine Le Pen, son proche conseiller. Florian Philippot tente sa chance à Forbach, une commune lorraine située à la frontière allemande. Cet ancien énarque, né dans le Nord, assume son parachutage. Et son coup d’essai, lors des législatives de 2012, a bien failli se transformer en coup de maître, puisqu’il avait obtenu 46,30% des suffrages au second tour dans la sixième circonscription de Moselle. Cette fois, il espère bien l’emporter, et les sondages lui donnent raison. Selon une étude Ifop pour Europe 1, il devrait en effet arriver en tête avec 35% des voix au premier tour. Puis il devrait disputer la victoire au socialiste Laurent Kalinowski.

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Pape Diouf - Marseille
Il est l’invité surprise de l’élection municipale de Marseille. Pape Diouf, ancien président de l’OM et à ce titre figure de la cité phocéenne, s’est lancé dans la course au début du mois de février avec sa liste "Changer la donne". Trop tard pour espérer la victoire, mais pas pour peser sur les débats. Plutôt classé à gauche, Pape Diouf espère réaliser un bon score au premier tour pour poser ses conditions à un ralliement au socialiste Patrick Mennucci entre les deux tours. Il lui faudra pour cela dépasser les 5% des suffrages dans au moins l’un des huit secteurs de la ville. Pas gagné.

Frédéric Cuvillier, portrait
Frédéric Cuvillier - Boulogne-sur-Mer
Si l’on excepte Marie-Arlette Carlotti, tête de liste dans l’un des secteurs de Marseille, Frédéric Cuvillier est le seul ministre à se présenter en tête de sa liste, à Boulogne-sur-Mer en l’occurrence. Dans son fief du Pas-de-Calais, le ministre des Transports semble indéboulonnable, puisqu’il l’avait emporté en 2008 avec 71,6% des voix. Mais le contexte national, avec un couple exécutif très impopulaire, ne lui est pas favorable. Frédéric Cuvillier pourrait toutefois l’emporter dès le premier tour, avec 55% des voix, selon un sondage Ifop pour Europe 1. Un bon signal pour le gouvernement, qui ne manquerait certainement pas de communiquer à ce sujet.

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Robert Ménard - Béziers
Le fondateur de Reporters sans frontières, qu’il présida de 1985 à 2008, entame une seconde carrière, politique cette fois. Et le journaliste qui ne mâche pas ses mots a choisi les couleurs du Rassemblement bleu Marine, l’émanation du Front national, pour sa première campagne à Béziers, ville où il passa une partie de son enfance. Selon un sondage Ifop pour Europe 1, le candidat RBM arriverait en tête au premier tour avec 38% des voix. Au second tour, il talonnerait le candidat UMP Elie Aboud, avec 36% des voix contre 37% à son adversaire. Mais si le PS se retirait pour lui faire barrage, il n’aurait plus aucune chance.

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© REUTERS

Gilbert Collard - Saint-Gilles
Le 17 mars, Gilbert Collard lâchait ce bien curieux aveu au Monde : "La campagne ? Quelle campagne ? Je n'ai pas besoin de faire campagne, la situation s'en charge", lâchait le député du Gard. Et en effet, à Saint-Gilles, dans le Gard, les ingrédients sont réunis pour faire prospérer l’extrême droite : un chômage de masse, de l’insécurité ou encore des tensions communautaires. Du coup, le très médiatique avocat y croit dur comme fer. En 2012, lors des dernières législatives, la commune avait voté pour lui à plus de 53%. En outre, Saint-Gilles, commune de 13.500 habitants, a déjà connu un maire d’extrême droite, Charles de Chambrun, en poste entre 1989 et 1992.

Copé
Jean-François Copé - Meaux
A Meaux, il n’y a certes pas beaucoup de suspense. Jean-François Copé devrait être élu à la mairie, comme en 1995, 2001 et 2008. Reste à savoir comment. Lors des deux derniers scrutins, le président de l’UMP était passé dès le premier tour, avec près de 68% des voix. Un vrai exploit en 2008, dans un contexte national défavorable. Cette fois, Jean-François Copé est dans l’opposition et le pouvoir en place est très impopulaire, ce qui devrait l’avantager. Sauf que sont passées par là la guerre des chefs à l’UMP d’abord, les affaires de favoritisme et de surfacturation de l’autre. Et le député de Seine-et-Marne figure parmi les personnalités politiques les plus impopulaires du moment. Reste donc à savoir si les électeurs de Meaux sont eux aussi refroidis.

Eric Besson

© Reuters

Eric Besson - Donzère
Au lendemain de la défaite de François Bayrou. Reconverti dans le consulting, l’ancien ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, n’a pas pourtant définitivement tourné le dos à ses premières amours. Il se représente en effet à Donzère, dans le Drôme, où il est élu depuis 1995. L’ancien secrétaire national du PS, passé à grand bruit à l’UMP en 2007, saura si ses administrés lui ont conservé sa campagne, malgré un passage controversé au sein du gouvernement Fillon.

  

Martine Aubry
Martine Aubry - Lille
Depuis son départ du secrétariat national du PS en septembre 2012, Marine Aubry s’est faite discrète, voire inexistante, sur la scène nationale. L’ex-ministre du Travail, marquée par sa défaite lors des primaires socialistes d’octobre 2011, s’est repliée à Lille, son fief du Nord. C’est là qu’elle prépare son retour dans la vie publique. Le préalable, c’est bien sûr de l’emporter, et le mieux possible. Alors elle sillonne depuis de longs mois les rues de sa ville. Et ça paye, puisque selon les sondages, Martine Aubry dépasserait allègrement la barre des 50% des voix au second tour, dans tous les cas. Il sera alors temps de songer à un come-back.

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