Sexisme chez Hanouna : le CSA engage une nouvelle procédure contre C8

  • A
  • A
Sexisme chez Hanouna : le CSA engage une nouvelle procédure contre C8
Le CSA a engagé une nouvelle procédure de sanction contre C8, reprochant à l'émission "Touche pas à mon poste" de Cyril Hanouna de véhiculer des préjugés sexistes.@ Capture d'écran
Partagez sur :

Le CSA reproche à "Touche pas à mon poste" de relayer des préjugés sexistes. Selon "Le Figaro", l'amende pourrait aller jusqu'à 320 millions d'euros. 

Le CSA a engagé une nouvelle procédure de sanction contre C8, reprochant à l'émission "Touche pas à mon poste" de Cyril Hanouna de véhiculer des préjugés sexistes, selon des informations du Figaro confirmées à l'AFP par le régulateur. Fin novembre, le CSA avait déjà engagé une procédure de sanction contre la chaîne du groupe Canal+, reprochant à son émission phare, habituée des polémiques, une "atteinte au respect de la personne humaine". La nouvelle procédure a été déclenchée après plusieurs séquences présentant une image dégradante de la femme et véhiculant des préjugés sexistes, précise le Figaro sur son site internet.

Embrassée contre son gré : 2.700 signalements. Le CSA avait déjà mis en demeure la chaîne pour une séquence de l'émission spéciale "Les 35 heures d'Hanouna" mi-octobre, où l'un des chroniqueurs embrassait le sein d'une invitée contre son gré. La ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol, des associations féministes et de nombreux téléspectateurs avaient alors saisi le régulateur (2.700 signalements).

Début décembre, une nouvelle salve de plaintes a été adressée au CSA après une séquence où Cyril Hanouna proposait à l'une des chroniqueuses, Capucine Anav, de fermer les yeux et de poser ses mains sur lui, devinant quelle partie du corps elle touchait, jusqu'à ce qu'elle pose ses mains sur son entrejambe.

TPMP, l'émission qui suscite le plus de plaintes. Constatant une récidive de la chaîne sur les mêmes fondements (véhiculer une image dégradante de la femme), le régulateur a saisi son rapporteur indépendant, une procédure qui peut déboucher sur des sanctions allant d'une amende à la suspension de l'émission. L'amende pourrait aller jusqu'à 320 millions d'euros, selon les calculs du Figaro. Le quotidien indique en outre qu'avec 6.711 signalements contre "Touche pas à mon poste" en 2016, le divertissement arrive en tête du classement des émissions ayant suscité le plus de plaintes auprès du régulateur.

L'émission est une locomotive pour C8 dans la tranche horaire de l'avant-soirée, même si elle est parfois talonnée par "Quotidien" de Yann Barthès sur TMC, rassemblant entre 1,5 et 1,7 million de téléspectateurs en moyenne, et plus particulièrement ceux de la cible privilégiée des 15 à 34 ans.