Audrey Crespo-Mara : "Difficile de contenir son émotion", lorsqu'on couvre un attentat

  • A
  • A
Partagez sur :

La présentatrice des journaux du week-end de TF1 pendant l'été évoque sur Europe 1 sa manière de travailler en contexte d'attentat.

Audrey Crespo-Mara était à la présentation des journaux et des éditions spéciales au lendemain de l'attentat de Nice, le 15 juillet dernier. Sur Europe 1, la journaliste évoque plus généralement sa profession et sa manière de travailler dans ce type de contexte, alors que lundi, un nouvel attentat a frappé la France.

"Il faut rester à sa place". "Ne pas trembler, être calme, être rigoureuse, ne pas avoir le mauvais ton ou la mauvaise attitude qui peuvent choquer". Derrière la ou le journaliste, il y a toujours la femme ou l'homme. Audrey Crespo-Mara ne cache pas qu'il est parfois compliqué d'assurer une présentation d'édition spéciale en plein attentat. "C'est difficile de contenir son émotion, mais il faut rester à sa place", indique la journaliste. "Donc on la contient et on transmet des faits", poursuit-elle, tout en confiant que certains sujets "me bouleversent autant que les gens qui regardent l'antenne". Le tout est de ne rien montrer.

L'épineuse question de la médiatisation. Certaines voix se font entendre au lendemain de l'attaque de Saint-Etienne-du-Rouvray pour dire que le traitement médiatique fait le jeu des terroristes, parfois en "starisant" les auteurs des tueries. "C'est toute la difficulté du métier, (...) on se pose la question, notamment quand on est dans les chaînes d'information en continu", estime Audrey Crespo-Mara. En plus d'être le joker des JT de TF1, la journaliste assure la présentation de JT sur LCI. "La difficulté, et notre devoir sur LCI, c'est de prendre le temps de vérifier des informations, de ne pas courir après", affirme-t-elle.

Quant à rendre anonyme les auteurs d'attentat et ne pas diffuser leurs photos à l'antenne, Audrey Crespo-Mara n'a pas "d'opinion arrêtée là-dessus", même si elle assure qu'il ne faut pas "trop mettre leur image en avant pour ne pas les glorifier".