Après les syndicats, El Khomri "convie" la direction d'iTELE

  • A
  • A
Après les syndicats, El Khomri "convie" la direction d'iTELE
La grève à iTélé entre dans sa troisième semaine après avoir été reconduite lundi.@ ALAIN JOCARD / AFP
Partagez sur :

La ministre du Travail souhaite "peser de tout son poids pour inciter les parties à renouer le dialogue social" après plus de trois semaines de grève au sein de la rédaction d'iTELE.

La ministre du Travail Myriam El Khomri a "convié" lundi la direction d'iTELE pour discuter du conflit qui paralyse la chaîne d'information en continu depuis trois semaines et souhaité que toutes les parties acceptent une médiation. Dans un communiqué publié à l'issue d'une rencontre avec les syndicats d'iTELE, propriété du groupe Canal+, la ministre a exprimé "sa préoccupation face à un conflit inédit dans une entreprise de presse privée".

"Il n'est de l'intérêt de personne (...) de voir ce conflit, d'une longueur d'ores et déjà exceptionnelle, s'enliser davantage", dit-elle. "C'est pourquoi le ministère du Travail, en lien avec le ministère de la Culture et de la Communication, pèsera de tout son poids pour inciter les parties à renouer le dialogue social sur des bases sereines."

Une avancée dans les négociations ? "C'est faux." La rédaction d'iTELE est en grève depuis le 17 octobre pour protester contre la venue sur la chaîne de l'animateur Jean-Marc Morandini, mis en examen fin septembre pour "corruption de mineurs" et "corruption de mineurs aggravée". Le mouvement a été reconduit lundi pour 24 heures. Dans un communiqué, la direction de la chaîne indique avoir "levé le point bloquant majeur" pour la société des journalistes d'iTELE en lui proposant "une amélioration des conditions de départ pour ceux qui souhaiteraient quitter l'entreprise".

L'information a été démentie par un porte-parole des grévistes, Guillaume Auda. "C'est faux. Il y a toujours les mêmes points de blocage, nous n'avons eu aucune nouvelle proposition écrite de la direction", a-t-il déclaré au site Pure Médias. Selon lui, la rédaction porte "toujours les mêmes revendications", à savoir le retrait définitif de l'antenne de Jean-Marc Morandini, le non-cumul des postes de directeur de la chaîne et de directeur de la rédaction, l'élaboration d'une charte déontologique et un projet stratégique éditorial clair pour la future chaîne CNEWS.