"Yes, we can faster", assure Hollande au Time

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"Yes, we can faster", assure Hollande au Time
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A LA UNE - Le chef de l’État, qui se rendra bientôt aux États-Unis, fait la Une du prestigieux hebdomadaire américain.

COUVERTURE. Time, l’un des principaux hebdomadaires d’information américains, a semble-t-il décidé de ne pas verser dans le "Hollande bashing". Alors que ses homologues français n’hésitent pas à mettre sur leur Une un président français pas forcément à son avantage, l’Allemand Der Spiegel le faisant également, le magazine de référence aux États-Unis publie lui sur sa Une un portrait du chef de l’Etat, assez grand pour cacher en partie le titre de la publication, comme il le fait quand il désigne l’homme de l’année. Quelques jours avant la venue du président français pour une visite d’Etat, Time s’interroge : "peut-il réparer la France ?"

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"François Hollande est connu pour passer ses nuits ailleurs…" Pas de "Hollande bashing", donc, mais pour autant, Time ne verse pas dans l’hagiographie et n’élude pas LE sujet embarrassant, la vie privée du Président. "François Hollande est connu pour passer ses nuits ailleurs, mais sa résidence officielle est le palais de l’Elysée", écrit ainsi le magazine en guise d’accroche de son portrait. Il faut dire que François Hollande a reçu les journalistes de l’hebdomadaire le 25 janvier, quelques heures à peine avant d’officialiser sa rupture avec Valérie Trierweiler. Mais Time passe finalement assez vite sur le sujet. Car comme il l’écrit en Une, "le plus grand défi de François Hollande n’est pas sa vie privée, mais son plan de réformes".

"Yes we can faster". Et le chef de l’Etat s’appuie évidemment sur l’exemple américain. Après avoir évoqué sa première visite, en 1974, alors que les Etats-Unis étaient en crise, François Hollande affirme que "ce qui l’impressionne le plus dans cette grande nation, c’est sa capacité à retrouver le leadership et à regagner les sommets". Un exemple à suivre, donc, mais en allant vite. "C’est le calendrier que nous devons accélérer", affirme encore le président de la République.  Puis, en franglais dans le texte : "Plus que ‘yes we can,’ ce devrait être ‘yes we can faster.’" La référence au slogan qui a permis à Barack Obama d’être élu président des Etats-Unis en 2008 n’aura évidemment échappé à personne.

L’affaire d’espionnage, "un moment difficile". Difficile par ailleurs pour François Hollande de ne pas évoquer le sujet qui fâche actuellement entre les Etats-Unis et ses alliés européens dans la France : l’espionnage mené par la NSA. "C’est un moment difficile, pas seulement entre les Etats-Unis et la France, mais entre l’Europe et les Etats-Unis", admet ainsi le chef de l’Etat, qui parle de "pratiques qui n’auraient jamais dû exister". Le président français plaide ainsi pour la construction "d’une nouvelle coopération sur le terrain du Renseignement. Nous avons besoin des services secrets pour lutter contre le terrorisme, mais ils doivent respecter les principes de bonnes relations entre alliés et protéger les donnés confidentielles, personnelles".

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