Yémen : l'otage franco-tunisienne Nourane Houas libérée et transférée à Oman

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Yémen : l'otage franco-tunisienne Nourane Houas libérée et transférée à Oman
Nourane Houas a été libérée.
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L'otage franco-tunisienne Nourane Houas, détenue depuis le mois de décembre au Yémen, a été libérée et transférée à Oman lundi soir. 

Après plus de dix mois de captivité, elle a retrouvé la liberté. L'otage franco-tunisienne Nourane Houas a été libérée et transférée lundi soir à Mascate, à Oman, a annoncé le sultanat en affirmant avoir contribué au dénouement de ce rapt. Le ministère des Affaires étrangères omanais a indiqué avoir réussi "à la demande des autorités françaises, sur instruction du sultan Qabous et en coordination avec certaines parties yéménites, à retrouver l'otage et à la transférer lundi soir au sultanat en attendant son rapatriement".

Enlevée en décembre. Nourane Houas avait été enlevée le 1er décembre 2015 au Yémen. Employée du Comité international de la Croix Rouge (CICR), elle travaillait au sein d'un programme de protection humanitaire à Sanaa, la capitale de ce pays en proie à la guerre. Elle avait été enlevée en même temps qu'un employé yéménite de la Croix Rouge, relâché quant à lui quelques heures plus tard.



Un appel au secours. Dans une vidéo diffusée au mois de mai, au cours de sa captivité, Nourane Houas avait lancé un appel à l'aide à François Hollande, se disant en danger de mort. Il s'agissait de la première preuve de vie de l'otage. Si les autorités tunisiennes avaient eu connaissance de l'enlèvement d'une de leurs ressortissantes, sa nationalité française n'a été connue qu'au mois de mai.

L'identité de ses ravisseurs inconnue. Le CICR avait alors indiqué ne pas vouloir "spéculer sur l'identité des ravisseurs ni commenter davantage la vidéo", "implorant ses ravisseurs à la libérer saine et sauve". Le Yémen a connu de nombreux enlèvements d'étrangers ces dernières décennies. Véritable industrie dans ce pays à forte tradition tribale, l'enlèvement d'étrangers servaient aux tribus pour demander des avantages au gouvernement. Mais certains enlèvements ont été le fait de groupes extrémistes comme Al-Qaïda, qui a une forte présence notamment dans le sud et le sud-est du pays.