Violences de Chemnitz : Salvini met en cause Merkel

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Violences de Chemnitz : Salvini met en cause Merkel
Matteo Salvini a jugé que la poussée du parti d'extrême droite allemand était une "réaction claire" à la politique de la chancelière allemande.@ TIZIANA FABI / AFP
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Matteo Salvini a accusé Angela Merkel d'être indirectement responsable des récentes violences de Chemnitz en Allemagne pour avoir "sous-estimé" la difficulté à intégrer des centaines de milliers de migrants dans son pays.

Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, a accusé Angela Merkel d'être indirectement responsable des récentes violences de Chemnitz en Allemagne pour avoir "sous-estimé" la difficulté à intégrer des centaines de milliers de migrants dans son pays. "Il apparaît assez clairement qu'Angela Merkel a sous-estimé le risque de tensions sociales ces dernières années lorsqu'elle a affirmé qu'il y avait de la place pour des centaines de milliers de ces gens en Allemagne", a jugé Matteo Salvini à propos des incidents de Chemnitz, dans une interview diffusée lundi soir par la chaîne de télévision publique allemande Deutsche Welle.

Une référence aux agressions sexuelles de Cologne. "Je me souviens très bien de ce qui s'est produit durant cette fameuse soirée de la Saint-Sylvestre à Cologne et dans d'autres endroits", a-t-il ajouté. Une référence aux agressions sexuelles dont avaient été victimes de nombreuses femmes de la part de migrants le 31 décembre 2015 à Cologne. Un tournant à l'époque dans la perception des migrants et de la politique généreuse de la chancelière à leur égard par l'opinion allemande.

Des rassemblements de l'extrême droite. L'extrême droite allemande a organisé depuis plus d'une semaine plusieurs rassemblements dans la ville est-allemande de Chemnitz afin de dénoncer les demandeurs d'asile et la politique migratoire d'Angela Merkel, à la suite du meurtre d'un Allemand par arme blanche. Deux demandeurs d'asile irakien et syrien ont été arrêtés dans cette affaire.

Matteo Salvini a jugé que la poussée du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) était une "réaction claire" à ce qu'il considère comme une erreur de jugement de la chancelière allemande et de son gouvernement sur la capacité du pays à accueillir des réfugiés. "C'est la réponse que beaucoup d'Allemands mécontents cherchent à donner", a dit Matteo Salvini, qui défend dans son pays une politique de restriction maximum à l'égard des migrants arrivant par la Méditerranée.