Venezuela : "une confrontation entre deux camps politiques", selon un député de La France insoumise

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Venezuela : "une confrontation entre deux camps politiques", selon un député de La France insoumise
Adrien Quatennens assure qu'Hugo Chavez, le prédécesseur de Nicolas Maduro, "est une source d'inspiration pour nous", La France insoumise@ PHILIPPE HUGUEN / AFP
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"On a une confrontation politique forte et on a une opposition qui est notamment aidée par l'international", analyse Adrien Quatennens.

Adrien Quatennens, député de La France insoumise, a estimé mardi qu'il fallait "regarder le problème vénézuélien dans son ensemble", soulignant qu'"on n'a pas d'un côté un camp qui mate son peuple", mais "une confrontation entre deux camps politiques".

Hugo Chavez, une source d'inspiration. Hugo Chavez, à qui Nicolas Maduro a succédé, "est une source d'inspiration pour nous", a fait valoir l'élu du Nord sur RTL, rappelant qu'il a mené une "politique redistributive très forte". "Il faut regarder le problème vénézuélien dans son ensemble. Il y a d'abord une grave crise économique, une inflation criante, les problèmes liés à la chute du prix du pétrole qui font que ces politiques redistributives sont maintenant compliquées. Mais ça ne tient pas à une mauvaise gestion de Nicolas Maduro", a-t-il déclaré.

La moitié des morts sont "le fait de l'opposition". "On voit la violence éclater, mais sur les plus de 100 morts qu'il y a eu, plus de la moitié sont le fait de l'opposition", a-t-il affirmé. "On n'a pas d'un côté un camp qui mate son peuple, ça c'est pas vrai. On a une confrontation politique forte et on a une opposition qui est notamment aidée par l'international", a poursuivi Adrien Quattenens.

"On est en train de faire croire que c'est Maduro qui est responsable de la crise à tous points de vue et bientôt vous verrez Trump intronisé comme sauveur y compris économique ce pays". "Ne soyons pas dupes des confrontations politiques qui existent et ça ne veut pas dire pour autant que l'on est d'accord avec quelque violence que ce soit en politique", a encore affirmé le député.

Une élection sanglante dimanche. Les États-Unis ont infligé des sanctions directes à Nicolas Maduro, qualifié par Washington de "dictateur", après l'élection dans le sang d'une toute puissante Assemblée constituante voulue par le président vénézuélien qui a lui dit rejeter les "ordres impérialistes". Au total, plus de 120 personnes ont été tuées en quatre mois de manifestations antigouvernementales.