Pour Jean-Marc Ayrault, il n'est "pas acceptable" que la Turquie accuse les Pays-Bas de "nazisme"

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Pour Jean-Marc Ayrault, il n'est "pas acceptable" que la Turquie accuse les Pays-Bas de "nazisme"
Depuis Stockholm, le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a lancé lundi un "appel à l'apaisement" entre la Turquie et les Pays-Bas.@ AFP
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Le ministre des Affaires étrangères a jugé lundi "inacceptables" les propos du président turc, accusant les Pays-Bas de "nazisme", sur fond de crise diplomatique entre les deux pays.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a jugé lundi "inacceptable" que la Turquie accuse les Pays-Bas de "nazisme" dans la crise diplomatique entre les deux pays. "Quand les gens utilisent des mots comme fascisme ou nazis, ce n'est pas acceptable parce que ce sont des mots très violents", a déclaré le ministre français lors d'une conférence de presse à Stockholm avec son homologue suédoise Margot Wallström.

"Faire payer le prix" aux Pays-Bas. Dimanche, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait promis de "faire payer le prix" aux Pays-Bas pour le traitement, rappelant selon lui "le nazisme et le fascisme", réservé à deux ministres turcs. Le pays avait expulsé la veille la ministre turque de la Famille Fatma Betül Sayan Kaya et refusé une visite du chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu. Tous deux voulaient participer à des meetings pour convaincre l'influente diaspora turque de voter oui lors du référendum du 16 avril sur le renforcement des pouvoirs du président Erdogan

Un "appel à l'apaisement". "J'ai lancé un appel à l'apaisement et pour que tout un chacun évite toute provocation", a souligné Jean-Marc Ayrault. Il a rappelé que la France avait pour sa part autorisé la participation dimanche de Mevlut Cavusoglu à un meeting électoral à Metz, en Lorraine, estimant qu'il n'y avait pas de danger de trouble à l'ordre public.

Dans son allocution à Metz, le chef de la diplomatie turque s'en est pris aux Pays-Bas, une nouvelle fois qualifiés de "capitale du fascisme". Recep Tayyip Erdogan a remercié les autorités françaises pour avoir autorisé cette visite. "La France n'est pas tombée dans ce piège", a-t-il dit.