News of the world : le scandale rattrape Cameron

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News of the world : le scandale rattrape Cameron
Le Premier ministre britannique, David Cameron, s'est expliqué depuis l'Afrique du Sud@ REUTERS
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Le Premier ministre britannique a écourté un voyage officiel pour s'exprimer devant les députés.

Le scandale des écoutes téléphoniques du News of the World va-t-elle faire une victime de plus, et au plus haut sommet de la Grande-Bretagne, qui plus est ? L'oeil du cyclone semble se rapprocher du Premier ministre britannique, David Cameron. Sommé de s'expliquer sur ses liens avec le tabloïd au coeur de la polémique, il a décidé d'écourter un voyage officiel en Afrique du Sud.

Depuis Pretoria, David Cameron a répondu aux propos du chef de la police britannique, Paul Stephenson, qui l'a indirectement mis en cause. L'ex patron de Scotland Yard, qui a démissionné dimanche, a établi un parallèle entre, d'une part, les liens existant entre la police et Neil Wallis, un ex-rédacteur en chef adjoint de NotW et, d'autre part, la relation entre le Premier ministre et Andy Coulson, également ancien du tabloïd et embauché comme responsable de la communication du 10 Downing Street en mai 2007.

"La situation dans les services de police est vraiment sensiblement différente de la situation au gouvernement, notamment parce que les questions dont traite la police (...) ont un impact direct sur la confiance de la population envers l'enquête de police contre News of the World, et finalement envers la police elle-même", a déclaré David Cameron.

Le Premier ministre a donc décidé de rentrer dès mardi "pour préparer la déclaration qu'il fera au Parlement le lendemain matin", a indiqué l'un de ses conseillers à la presse à l'aéroport de Johannesburg. David Cameron a en effet demandé aux parlementaires de ne pas partir en vacances tout de suite afin qu'il puisse s'exprimer devant eux. Il veut "informer la Chambre des derniers développements de l'enquête et répondre aux questions" des députés, a-t-il annoncé.

Mardi, il faudra jouer des coudes pour pouvoir entrer dans la salle exigüe de la Portcullis House, une annexe du parlement britannique à Londres. Rupert Murdoch, son fils James, ainsi que Rebekah Brooks, subiront le feu des questions de la commission des médias. Une audition retransmise en direct à la télévision anglaise qui marquera la rupture de la classe politique avec Murdoch, après des décennies à avoir tenté de s'attirer le soutien de son groupe de presse.