Lula : "Je suis candidat à la présidence du Brésil, car je n'ai commis aucun crime"

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"Je domine les sondages même après avoir été emprisonné à la suite d’une persécution judiciaire", écrit l'ancien chef de l'Etat dans une tribune dans "Le Monde".

L'ancien chef de l'Etat brésilien Lula est actuellement en prison pour purger une peine de 12 ans d'emprisonnement, jugé coupable de faits de "corruption passive" et de "blanchiment d'argent". Depuis sa cellule de la police fédérale de Curitiba, l'ancien Président a pris sa plume pour publier une tribune dans les colonnes du MondeIl y déclare n'avoir commis "aucun crime". "Je suis candidat à la présidence du Brésil", écrit-il en préambule. "Je peux faire en sorte que le pays reprenne le chemin de la démocratie et du développement pour notre peuple", poursuit-il.

Taux de rejet de Michel Temer. Celui qui fut chef de l'Etat entre 2003 et 2010 revient également sur son parcours politique, commencé il y a plus de quarante ans. "J’ai prouvé, avec le peuple, que quelqu’un d’origine modeste pouvait être un bon président", écrit-il. Lula met également en avant son taux d'approbation à la fin de son mandat, qui avait atteint 87% selon lui. "C’est le niveau de rejet de l’actuel président du Brésil, Michel Temer, qui n’a pas été élu", pointe-t-il du doigt.

"Campagne de diffamation". Pour l'ancien président, sa politique a permis de sortir de l'extrême misère près de 36 millions de personnes et permis à 40 millions de personnes de rejoindre la classe moyenne. Pour Lula, il a fait l'objet d'une "campagne de diffamation contre moi et mon parti de la part de la plus puissante société de presse brésilienne et de secteurs judiciaires". "Je domine les sondages même après avoir été emprisonné à la suite d’une persécution judiciaire", écrit-il.

Tableau noir de la situation économique. Lula dresse un tableau noir à la Soulages de la situation économique du pays, avec un taux de chômage qui atteint 13,1% de la population active et une hausse de la pauvreté. "Les élections d’octobre, qui donneront un nouveau président, un nouveau Congrès et de nouveaux gouverneurs d’Etat, sont une opportunité pour que le Brésil débatte de ses problèmes et définisse son avenir de façon démocratique, par le vote, comme une nation civilisée", écrit-il.