Les États-Unis avaient informé la France du piratage de Macron par des Russes

  • A
  • A
Les États-Unis avaient informé la France du piratage de Macron par des Russes
Le directeur de l'Agence américaine de sécurité nationale (NSA) a révélé mardi que ses service avaient informé la France de piratages russes dans la campagne d'Emmanuel Macron.@ AFP
Partagez sur :

Le directeur de l'Agence américaine de sécurité nationale (NSA) a révélé mardi que ses services avaient informé la France de piratages russes dans la campagne d'Emmanuel Macron.

Le directeur de l'Agence américaine de sécurité nationale (NSA) a attribué mardi le piratage de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron à la Russie et révélé que ses services avaient informé la France avant l'annonce publique.

"Nous avons vu de l'activité russe. Nous avons parlé à nos homologues français avant l'annonce publique des événements qui ont été attribués publiquement le week-end dernier, et on les a prévenus, 'Écoutez, on observe les Russes, nous voyons qu'ils sont en train de pénétrer certaines de vos infrastructures' ", a déclaré l'amiral Mike Rogers, directeur de la NSA, le service d'écoute et d'espionnage des États-Unis, lors d'une audition au Sénat américain.

"Comment peut-on vous aider ?". "Voilà ce qu'on a vu, comment peut-on vous aider?" ont dit les Américains, en substance, aux Français, selon Mike Rogers, qui est aussi à la tête du cyber-commandement américain. L'amiral Rogers a ajouté que ses services étaient en contact de la même manière avec les autorités britanniques et allemandes, avant leurs propres échéances électorales cette année.

Des milliers de messages et de documents de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron ont été diffusés sur les réseaux sociaux vendredi soir, avant-veille du second tour de l'élection présidentielle française, une "action de piratage massive et coordonnée" et une "opération de déstabilisation" selon l'équipe du candidat.

Enquête ouverte par le parquet de Paris. Le parquet de Paris a ouvert une enquête, a-t-on appris dimanche de source proche du dossier, pour "accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données" et "atteinte au secret des correspondances", confiée à la Brigade d'enquêtes sur les fraudes aux technologies de l'information (Befti).