Corée du Sud : le virus MERS sème la panique

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Corée du Sud : le virus MERS sème la panique
@ AFP
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Neuf personnes ont succombé à l’épidémie de coronavirus MERS, un virus pour lequel il n’existe aucun vaccin ou traitement.

La psychose s’empare de la Corée du Sud. Le pays a annoncé mercredi deux décès supplémentaires dus au coronavirus MERS, un virus extrêmement dangereux pour lequel il n’existe aucun vaccin ou traitement. Au total, neuf personnes sont mortes depuis le début de l’épidémie, il y a moins d’un mois. Treize nouveaux cas de contamination ont également été recensés dans le pays, portant le nombre total de personnes infectées à 108. Le premier diagnostic avait été réalisé le 20 mai sur un homme revenant d'Arabie saoudite, le pays le plus touché par ce virus. Mais quelle menace pèse réellement sur la Corée du Sud ?

Le MERS, c’est quoi ? Le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) est une maladie respiratoire due à un virus appartenant à la famille des coronavirus. Ce virus, extrêmement dangereux et pour lequel il n’existe aucun vaccin ou traitement, a été détecté pour la première fois sur un Saoudien décédé en avril 2012. Le MERS, qui présente un taux de mortalité d’environ 35%, a incité les autorités sanitaires sud-coréennes à mettre en place des mesures d’urgence pour endiguer l’épidémie.

L’épidémie est-elle contenue ? Environ 3.500 personnes ont aussi été placées en quarantaine chez elles ou à l’hôpital, par mesure de précaution. Plus de 2.500 écoles ont par ailleurs été fermées. Les autorités du pays ont cependant tenté de rassurer la population. Selon elles, la transmission du virus s’est faite au sein des établissements médicaux, et l’épidémie ne s’est pas étendue en dehors du monde hospitalier.

Deux professeurs spécialisés dans les maladies infectieuses, interrogés par Sciences et avenir, ont eux assuré que "l’épidémie est en passe d’être contenue". Malgré ces appels au calme, de nombreux Sud-Coréens portent des masques dans la rue pour éviter d’être contaminés, véhiculant un sentiment de panique dans le pays. Une équipe de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a par ailleurs été dépêchée sur place pour prêter main fortes aux autorités sanitaires.

D’autres pays sont-ils touchés ? D’autres régions d’Asie ont également été touchées. A Hong-Kong, une femme présentant des symptômes préoccupants à son retour de Corée du Sud a été hospitalisée. Le territoire autonome chinois a en outre placé 19 personnes en quarantaine, à titre de précaution.

Mais la plupart des cas ont été recensées au Moyen-Orient. Plus de 85% d’entre eux ont ainsi été constatées en Arabie Saoudite, selon les chiffres de l’OMS. Dans ce pays, plus de 950 personnes ont été contaminées depuis 2012 et 412 sont décédées. Des cas d'infection ont été recensés récemment dans d'autres pays, dont la Jordanie, l'Egypte, le Liban ou encore les États-Unis, mais la majorité des personnes touchées avaient voyagé ou travaillé en Arabie saoudite récemment.