Le Parti communiste chinois lâche Bo Xilai

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Le Parti communiste chinois lâche Bo Xilai
L'encombrant Bo Xilai a été exclu du Parti communiste chinois.@ REUTERS
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Cet ex-haut dirigeant chinois, à l’origine d’un scandale retentissant, sera par ailleurs jugé.

Il y a encore quelques mois, il était considéré comme l’étoile montante de la politique en Chine. L’ex-dirigeant Bo Xilai, à l’origine d’un scandale embarrassant pour le pouvoir, a été exclu vendredi des rangs du Parti communiste chinois (PCC) et devra répondre de ses actes "devant la justice". Accusé de corruption "massive", il lui est aussi reproché d’avoir entretenu des relations sexuelles "impropres" avec plusieurs femmes.

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bo xilai, chine

© REUTERS

L’ex-secrétaire général du Parti de Chongqing, au sud-est de la Chine, est aussi accusé d’avoir "commis de graves erreurs et abusé de son pouvoir dans l’affaire d’homicide volontaire concernant [son adjoint] Wang Lijun et [son épouse] Gu Kailai, pour laquelle il porte une lourde responsabilité".

Détenu dans un lieu secret

Wang Lijun, ex-bras droit de Bo Xilai, a été condamné lundi à 15 ans de prison pour abus de pouvoir, corruption et défection, car il avait demandé l’asile politique dans un consulat américain. Gu Kailai a été condamnée à la peine de mort avec sursis pour le meurtre de l’homme d’affaires britannique Neil Heywood.

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Bo Xilai, 63 ans, est quant à lui détenu depuis le mois d’avril dans un lieu tenu secret. Il devrait, selon toute probabilité, écoper d’une peine de prison à l’issue d’un procès qui pourrait se tenir rapidement.

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© Reuters

"Dommages à la cause du Parti"

Le Bureau politique du PCC, qui a pris la décision de l’exclure, insiste sur le fait que Bo Xilai doit être présenté "comme l’exemple à ne pas suivre" et a causé "de lourds dommages à la cause du Parti et du peuple".

Signe de ces "dommages", la date du 18e congrès du PCC, qui doit renouveler les élites à la tête du pays, a été annoncée avec un retard inhabituel, en même temps que les annonces concernant Bo Xilai. Un consensus semble donc avoir finalement été trouvé et les dirigeants communistes se sont mis d’accord sur la date du 8 novembre pour cette échéance centrale dans la très opaque vie politique chinoise.