Le meurtrier présumé d'une étudiante et d'une joggeuse arrêté en Allemagne

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Le meurtrier présumé d'une étudiante et d'une joggeuse arrêté en Allemagne
@ DAMIEN MEYER / AFP
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En avril, les enquêteurs allemands avaient rendu public un portrait-robot du meurtrier présumé, établi à partir du témoignage d'une femme qui avait vu cet homme à proximité des lieux le jour du meurtre.

Le meurtrier présumé d'une jeune étudiante française, tuée en 2014, et d'une joggeuse allemande, tuée en 2016, a été arrêté dans le sud-ouest de l'Allemagne, a annoncé samedi le procureur de Fribourg en Brisgau (sud-ouest). Ce routier de 40 ans, de nationalité roumaine mais domicilié dans la région de Fribourg, est soupçonné d'avoir agressé sexuellement les deux jeunes femmes et de les avoir tuées avec une barre de fer, selon la police et le Parquet de Fribourg.

"Il est soupçonné du viol et du meurtre de Carolin Gruber le 6 novembre 2016", en Allemagne, a annoncé Dieter Inhofer, procureur de Fribourg, lors d'une conférence de presse. "Il est soupçonné d'avoir également violé et tué une femme dans la nuit du 11 au 12 janvier 2014 à kufstein en Autriche", a-t-il ajouté.

Les mêmes traces d'ADN avaient été relevées sur les lieux de ces deux crimes. Lucile Klobut, 20 ans et originaire de la région lyonnaise, avait été retrouvée morte le 12 janvier 2014 au matin sur les bords de la rivière Inn à Kufstein, au Tyrol autrichien, victime de plusieurs violents coups à la tête. La jeune Française, qui effectuait une année d'études Erasmus dans cette localité de l'ouest de l'Autriche, avait été agressée alors qu'elle devait retrouver deux amies vers minuit. Carolin Gruber, une vendeuse de 27 ans, avait quant à elle été retrouvée morte dans une forêt quatre jours après avoir disparu alors qu'elle effectuait un footing près de Endingen, une petite ville du sud-ouest de l'Allemagne, non loin de la frontière française.

La police et le parquet autrichiens avaient annoncé en janvier que les deux meurtres étaient liés, les mêmes traces d'ADN avaient été relevées sur les lieux de ces deux crimes commis à environ 400 km de distance. Outre un ADN, les enquêteurs avaient aussi relevé des similitudes dans le mode opératoire mis en oeuvre pour les deux crimes, notamment l'utilisation d'un objet contondant. Selon la police, Lucile avait été tuée à l'aide d'un tuyau de fer utilisé sur les poids lourds, retrouvé par la suite dans l'Inn.