La Russie derrière le piratage de l'agence de presse du Qatar, Moscou dément

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La Russie derrière le piratage de l'agence de presse du Qatar, Moscou dément
L'attaque informatique contre l'agence de presse officielle du Qatar, fin mai, avait ravivé les tensions dans la région.@ AFP
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Le but de la Russie avec ce piratage aurait été de provoquer des divisions entre les États-Unis et leurs alliés, selon des enquêteurs américains cités par CNN. Le Kremlin dément.

Des pirates russes seraient à l'origine d'une attaque informatique contre l'agence de presse officielle du Qatar fin mai, qui avait ravivé des tensions dans la région, a rapporté mardi soir CNN. La chaîne d'informations cite comme sources des enquêteurs américains, après l'isolement diplomatique de ce petit État du Golfe par plusieurs voisins ces derniers jours.

Le but de la Russie avec ce piratage était de provoquer des divisions entre les États-Unis et leurs alliés, selon ces enquêteurs. Des enquêteurs du FBI américain aident le Qatar à déterminer l'origine de ce "piratage" présumé de l'agence de presse QNA il y a deux semaines. 

Moscou dément. La Russie a réagi mercredi à cette allégation, assurant qu'il n'existait "aucune preuve" d'un piratage du Qatar par des hackers russes. "On en a marre de réagir à des banalités étayées par aucune preuve. Ce genre d'accusations discrédite de fait ceux qui les lancent", a déclaré Andreï Kroutskikh, le conseiller de Vladimir Poutine pour la cybersécurité cité par l'agence Interfax.

Victimes de "hackers"? Les autorités qataris avaient affirmé avoir été victimes de "hackers" qui avaient publié sur le site internet de l'agence de presse de faux propos attribués à l'émir cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani. Ces propos controversés rompaient avec le consensus régional sur plusieurs sujets sensibles, notamment l'Iran, vu comme un allié stratégique. Ils contenaient aussi des commentaires négatifs sur les relations entre l'administration Trump et le Qatar, pourtant un proche allié des Etats-Unis.

Trump soutient tacitement l'Arabie saoudite. Mardi, le président américain Donald Trump a apporté un soutien tacite à l'isolement du Qatar par les pays de la région, suggérant que le petit Etat du Golfe finançait des groupes extrémistes. L'Arabie saoudite et cinq de ses alliés, dont l'Egypte, ont rompu lundi leurs relations avec le Qatar, accusé de soutenir le "terrorisme", provoquant une crise diplomatique majeure au Moyen-Orient.