Internet, télévision… après la présidentielle au Gabon, tout est vérouillé

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Le pays est coupé du monde après les violences survenues à la suite de la réélection d'Ali Bongo. Beaucoup de familles continuent de chercher leurs disparus.

REPORTAGE

La Gabon est coupé du monde depuis la réélection contestée d'Ali Bongo à la tête du pays, la semaine dernière. A Libreville, les connexions Internet sont interrompues depuis mercredi soir. Les deux seules télévisions indépendantes ont été interdites d'émettre, saccagées. Selon leur directeur, des hommes cagoulés et armés ont fait irruption en pleine nuit mercredi et ont tout détruit.

La rumeur. Reste uniquement les deux télévisions d'Etat dont l'une d'elles est basée dans les locaux de la présidence et la rumeur, qui circule aisément, contrairement à l'information fiable.

Combien de victimes ? Difficile aussi d'évaluer le nombre exact des victimes de la répression des violences électorales. Le gouvernement avance le chiffre de trois morts. Mais le bilan semble en dessous de la réalité. L'armée gabonaise a fait usage d'armes de guerre. 800 à 1.000 personnes ont été interpellées. Beaucoup de familles continuent alors de chercher leurs disparus dans les commissariats ou à la morgue, laissant craindre un bilan plus lourd.