Immigration : Hillary Clinton se place dans la lignée de Barack Obama

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Immigration : Hillary Clinton se place dans la lignée de Barack Obama
@ FREDERIC J. BROWN / AFP
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La favorite du camp démocrate pour la présidentielle américaine de 2016 s'est engagée mercredi à appliquer les directives de Barack Obama en matière d'immigration.

Hillary Clinton s'est engagée mercredi à poursuivre les efforts de réforme du président des Etats-Unis Barack Obama dans le domaine de l'immigration. Cette annonce a été faite lors de son premier grand meeting depuis plusieurs mois, au lendemain du débat de la primaire démocrate qu'elle a dominé.

"Nous sommes une nation d'immigrants". "Je n'aime vraiment pas ce que les Républicains disent au sujet des immigrants", a dit Hillary Clinton, devant quelque 2.500 personnes rassemblées à Las Vegas, selon son service de sécurité. "Nous sommes une nation d'immigrants, construite par des immigrants", a-t-elle souligné. Quelque 11 millions de personnes, dont une grande partie de Mexicains, vivent et travaillent clandestinement aux Etats-Unis, certains depuis de très longues années.

Les "insultes" des Républicains pointées du doigt. La réforme du système de l'immigration aux Etats-Unis est l'un des principaux thèmes de la campagne pour la présidentielle de 2016. Le milliardaire Donald Trump a promis, s'il est élu, d'expulser les immigrés venus illégalement dans le pays et de construire un mur à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis en le faisant payer par les autorités mexicaines. Hillary Clinton a accusé ses rivaux républicains de "faire beaucoup de tort à notre nation avec leurs insultes et leurs attaques".

Régularisation des clandestins. "En tant que votre présidente, je travaillerai certainement dur sur la réforme de l'immigration", a-t-elle dit, s'engageant à appliquer les directives du président Obama réduisant les expulsions de certains groupes d'immigrants. Barack Obama avait fait de la réforme du système d'immigration une de ses principales promesses de campagne dès 2008, mais il s'est heurté à l'opposition du Congrès, dominé par les républicains. Fin 2014 il a présenté, sans passer par les élus des deux chambres, une série de décrets offrant une perspective de régularisation à quelque 5 millions de personnes en situation irrégulière.