Grèce : un gouvernement anti-austérité au pouvoir

  • A
  • A
Grèce : un gouvernement anti-austérité au pouvoir
@ AFP / SIMELA PANTZARTZ
Partagez sur :

Le Premier ministre grec a nommé un ministre des Finances opposé aux politiques d’austérité.

Alexis Tsipras a dévoilé mardi son gouvernement. L’économiste Yanis Varoufakis, connu pour ses positions anti-austérité, a été nommé au poste de ministre des Finances. Le nouveau Premier ministre a confié le portefeuille de la défense à Panos Kammenos, le chef de file des Grecs indépendants, la formation de droite souverainiste alliée au parti de gauche radicale Syriza. Le poste de vice-Premier ministre revient à un autre économiste, Yannis Dragasakis, membre de longue date de Syriza.

>> LIRE AUSSI : Kammenos, le surprenant allié de Syriza

Yanis Varoufakis

© AFP

Un ministre des Finances anti-austérité. A la tête du ministère des Finances, Yanis Varoufakis sera en première ligne. Le nouveau ministre, très critique vis-à-vis des politiques d’austérité, a critiqué vivement le plan de sauvetage du pays par des prêts de l’UE et du FMI. Ce professeur d'économie de 53 ans, considéré comme un des "radicaux" de Syriza, a toujours pourfendu "la dette odieuse" et prôné la "fin des mesures d'austérité". Mais Varoufakis dit ne pas vouloir aller à l'affrontement avec les partenaires européens d'Athènes. "Ne vous y trompez pas, ce qui commence aujourd'hui, c'est un processus de délibération avec nos partenaires européens", a-t-il déclaré mardi matin à une radio irlandaise.

Kammenos 640

© LOUISA GOULIAMAKI / AFP

Une alliance inhabituelle gauche-droite. Syriza, qui a manqué à deux sièges près la majorité absolue, a conclu un accord avec le mouvement des Grecs indépendants (droite souverainiste). C'est au nom de cette alliance que Panos Kammenos accède au poste de ministre de la Défense. Ce front commun entre les deux partis, inhabituel entre la gauche et la droite, s'explique par l’opposition aux politiques d’austérité. Le gouvernement Tsipras va devoir négocier avec les créanciers internationaux d'Athènes et mettre en œuvre la promesse de campagne d'en finir avec cinq années d'austérité.

>> LIRE AUSSI : Quelles sont les échéances à venir pour la Grèce ?