Donald Trump fait chuter le peso mexicain, explique le président Pena Nieto

  • A
  • A
Donald Trump fait chuter le peso mexicain, explique le président Pena Nieto
La visite de Donald Trump au Mexique a été très critiquée@ YURI CORTEZ / AFP
Partagez sur :

Fin août, Donald Trump s'est rendu au Mexique. Une visite que le président mexicain considère comme une erreur et qui aurait fait chuter le cours de la monnaie mexicaine.

Le président mexicain Enrique Pena Nieto a affirmé mercredi que Donald Trump était en partie responsable de la chute du peso mexicain et admis qu'il avait "peut-être" fait preuve de précipitation en recevant à Mexico le candidat républicain à la Maison Blanche.

Une incertitude quant au résultat des élections américaines. La chute de la monnaie mexicaine s'explique par "les élections aux Etats-Unis et l'incertitude qu'elles génèrent (...), la proximité du Mexique avec les États-Unis, et le positionnement qu'a eu particulièrement le candidat Trump", a déclaré mercredi Pena Nieto sur Radio Formula. Le président a reconnu qu'il avait été surpris que le magnat new-yorkais accepte de venir à Mexico pour dialoguer en août. "A partir du moment où j'avais formulé l'invitation, qui était une décision responsable, j'ai été amené à l'accepter. Peut-être nous sommes-nous précipités, nous n'avons peut-être pas mesuré la réaction sociale qui allait se produire" a-t-il admis.

"La plus grande erreur" du président mexicain. Selon un sondage publié mercredi, la visite à Mexico de Donald Trump est perçue comme "la plus grande erreur" du président mexicain, dont la popularité a chuté depuis son entrée en fonction en 2012. L'enquête réalisée début septembre auprès de 1.000 personnes par GEA-ISA montre que 69% des Mexicains désapprouvent l'action du président, contre seulement 26% de satisfaits. 

Enrique Pena Nieto avait déclenché de vives critiques en recevant, le 31 août, le milliardaire américain qui a bâti sa campagne électorale sur le thème de l'immigration, dénonçant les migrants mexicains qualifiés de "violeurs" et promettant de faire construire un mur à la frontière que paierait le Mexique. Le chef de l'Etat mexicain avait été sévèrement critiqué pour n'avoir pas condamné avec force les propos tenus par le magnat new-yorkais lors d'une conférence de presse commune à l'issue de leur entretien.