Débris à La Réunion : "Il y a une vérité que l'on veut cacher"

  • A
  • A
Partagez sur :

Pascale Derrien est la sœur d’une disparue du vol de la Malaysia Airlines, sorti des radars en mars 2014. Elle fait part de sa colère après la découverte d’un débris, de "même type" que ceux des Boeing 777, à La Réunion.

"C’est extrêmement dur. Je ne sais pas pourquoi, mais cette fois-ci c’est extrêmement dur", confie au micro d’Europe 1 Pascale Derrien, sœur de l’épouse de Ghyslain Wattrelos, qui a disparue dans le vol MH370, avec deux de ses trois enfants, Hadrien et Ambre, il y a un an et demi.  

Espoirs déçus. "Encore plus dur qu’avant", poursuit-elle, expliquant : "Peut-être aussi parce que, plusieurs fois, on nous a dit : ‘des débris ont été retrouvés, il y a eu des signaux sonores, on a retrouvé l’avion’. Donc on a eu des espoirs d’avoir la vérité."

Informée par les médias. "Encore une fois, c’est la presse qui m’a appris qu’il y a avait un débris d’avion retrouvé. Le BEA (ndlr ; le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) pour la Sécurité de l'Aviation civile), le quai d’Orsay, personne ne nous a informés de quoi que ce soit", regrette Pascale Derrien. Depuis la mise au jour de cette pièce, un "flaperon", retrouvé sur le littoral de l'île de La Réunion, cette femme est "dans un stress assez important, car je ne sais pas où l’on va nous emmener". 

Le point sur cette découverte : 

• Un débris d'avion a été découvert à La Réunion mercredi

• Il est "de même type" que ceux des Boeing 777, a-t-on appris jeudi soir

• On ignore encore s'il s'agit d'un morceau du vol MH370 disparu le 8 mars 2014

• Le BEA a été saisi et des enquêteurs français sont attendus sur place

Est-ce le Boeing 777 de la Malaysia Airlines ? "Ce que je sais, c’est qu’il y a un numéro sur ce débris. Malaysia Airlines a fait un rapport avec toutes les pièces de l’avion, on doit savoir d’ores et déjà savoir si ce débris appartient à l’avion ou pas", souligne-t-elle lasse d’être laissée avec trop peu informations depuis la disparition du vol MH370 et ses 239 passagers.

"Une opacité" sur ce qu'il s'est réellement passé. "Depuis le début, il y a une opacité de la part de tout le monde. On ne veut pas dire la vérité. Il y a une vérité que l’on veut cacher", déplore-t-elle avant d’insister : "Cet avion a été suivi. Certaines personnes savent ce qu’il est advenu de cet avion, un avion ne disparaît pas comme ça."