Cyberattaque mondiale : la situation semble stabilisée, selon Europol

  • A
  • A
Cyberattaque mondiale : la situation semble stabilisée, selon Europol
@ THOMAS SAMSON / AFP
Partagez sur :

L'attaque sans précédent a affecté plus de 200.000 ordinateurs dans le monde, notamment en Europe, durant tout le week-end.

Les gouvernements et compagnies européens semblaient lundi matin avoir évité un "cyberchaos", a estimé l'office européen des polices Europol.

Une attaque sans précédent. "Le nombre de victimes ne semble pas avoir augmenté et la situation semble stable en Europe, ce qui est un succès", a déclaré le porte-parole d'Europol, Jan Op Gen Oorth. "Il semble qu'il y ait de nombreux responsables de la sécurité internet qui ont fait leur travail durant le week-end et procédé aux mises à jour des logiciels de sécurité", a-t-il ajouté. Selon Europol, plus de 200.000 ordinateurs dans le monde ont été affectés durant le week-end écoulé, une attaque sans précédent. Le directeur d'Europol, Rob Wainwright, avait indiqué dimanche redouter une augmentation du nombre de victimes "lorsque les gens retourneront à leur travail lundi et allumeront leur ordinateur". "Nous n'avions encore jamais rien vu de tel", avait ajouté Rob Wainwright qui s'exprimait sur la chaîne de télévision britannique ITV.

Une rançon en bitcoin. L'attaque a débuté vendredi et touché des banques, des hôpitaux et des agences gouvernementales dans au moins 150 pays. Des centaines de milliers d'ordinateurs, surtout en Europe, ont été infectés par un logiciel de rançon, un "rançongiciel", exploitant une faille dans les systèmes Windows. "Il est encore un peu tôt pour dire qui est derrière tout ça mais nous travaillons sur un outil de décryptage", a indiqué lundi Jan Op Gen Oorth. Le virus utilisé, nommé "WannaCry", se répand avec une rapidité inédite et combine pour la première fois les fonctions de logiciel malveillant et de ver informatique. Il verrouille les fichiers des utilisateurs et les force à payer 300 dollars (275 euros) pour en recouvrer l'usage. La rançon est demandée en monnaie virtuelle bitcoin, difficile à tracer.