Brexit : l'UE s'apprête à fixer sa position sur la phase de transition

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Brexit : l'UE s'apprête à fixer sa position sur la phase de transition
Michel Barnier va peut-être entamer des discussions dès cette semaine sur la période de transition qui mènera le Royaume-Uni vers le Brexit. @ EMMANUEL DUNAND / AFP
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L'Union européenne doit approuver lundi un ensemble de directives afin d'entamer des discussions sur la phase de transition.

Les 27 de l'Union européenne (UE) s'apprêtent lundi à adopter leur position sur la phase de transition qui suivra le Brexit, période où la Grande-Bretagne serait comme un État membre de l'Union mais sans pouvoir de décision.

Des discussions dès cette semaine ? La question d'un statu quo divise le gouvernement britannique et hérisse les partisans d'un Brexit dur, qui craignent que le Royaume-Uni devienne un "État vassal" de l'UE en échange de l'accès aux marchés européens. Les ministres des Affaires étrangères des 27 autres pays de l'Union doivent approuver un ensemble de directives afin que le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, puisse entamer des discussions dès cette semaine avec son homologue côté britannique, David Davis, sur cette période de transition.

Éviter un changement brutal. L'objectif de cette phase intermédiaire est d'éviter un changement brutal des règles pour les citoyens et les entreprises juste après le 30 mars 2019, premier jour du Brexit, et fournir des "ponts" pour un accord de libre-échange entre l'UE et la Grande-Bretagne qui reste encore à conclure. Les négociations sur cette future relation commerciale doivent commencer en avril, mais l'heure tourne et la Première ministre britannique Theresa May doit encore fixer ce que Londres désire vraiment.

Un sommet concluant en décembre dernier. Lors d'un sommet en décembre dernier à Bruxelles, les dirigeants des 27 autres pays de l'Union avaient accepté d'ouvrir les négociations sur une phase de transition, réclamée par Londres, après avoir approuvé les termes du retrait de la Grande-Bretagne. Ils avaient alors estimé que des progrès suffisants avaient été réalisés sur les trois questions les plus épineuses : les droits des citoyens, la frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande et le chèque de divorce à payer par les Britanniques.