Bientôt un accord de libre commerce entre l'UE et l'Amérique du sud ?

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Bientôt un accord de libre commerce entre l'UE et l'Amérique du sud ?
@ EVARISTO SA / AFP
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Les représentants du Mercosur, marché commun de l'Amérique du sud, se réunit lundi au Paraguay pour discuter d'un accord de libre commerce avec l'Union européenne. 

Les présidents des pays du Mercosur, le marché commun sud-américain, se réunissent lundi à Asuncion, la capitale du Paraguay, pour un sommet centré sur la perspective d'un accord de libre commerce avec l'Union européenne.

Négociations depuis 2010. Avant le sommet des présidents, les ministres des Affaires étrangères et de l'Economie des pays du Mercosur (Uruguay, Argentine, Brésil, Venezuela, Paraguay) étaient réunis dimanche à Asuncion, où ils se sont montrés optimistes sur la possibilité de conclure un traité de libre commerce avec l'UE, pour lequel les négociations ont repris en 2010 après une interruption de six ans. "Le Mercosur a déjà fait son offre et a déjà transmis à l'Union européenne la décision politique d'entamer l'échange de propositions", a déclaré M. Loizaga, chef de la diplomatie du Paraguay, qui assure la présidence semestrielle du Mercosur.

Les ministres ont également discuté de la volonté du Mercosur de négocier avec l'Alliance du Pacifique, autre bloc formé par le Chili, la Colombie, le Mexique et le Pérou.

Confrontation évitée entre l'Argentine et le Venezuela. Ce sommet accueillera pour sa première réunion internationale le nouveau président argentin, le libéral de centre-droit Mauricio Macri, entré en fonction le 10 décembre. En revanche, le Vénézuélien Nicolas Maduro sera absent. La confrontation entre Mauricio Macri et son homologue socialiste du Venezuela était très attendue en raison de la tension entre les deux dirigeants. Après son élection, Mauricio Macri avait annoncé son intention de demander lors du sommet d'Asuncion l'exclusion temporaire du Venezuela du Mercosur pour protester contre l'emprisonnement d'opposants politiques dans ce pays. Il était ensuite revenu sur sa décision. Mauricio Macri avait aussi mis en doute le caractère démocratique du pouvoir à Caracas. Nicolas Maduro, héritier d'Hugo Chavez, avait répliqué que le nouveau président argentin était "un bourgeois de l'élite".