Attentat de Jakarta : un des assaillants a été identifié

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Attentat de Jakarta : un des assaillants a été identifié
Les attaques terroristes ont fait deux morts, jeudi dans la capitale indonésienne. @ AFP
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L'ENQUÊTE SE POURSUIT - Un des cinq auteurs des attentats de Jakarta a été identifié par la police indonésienne. 

La police indonésienne a identifié l'un des cinq auteurs des attentats meurtriers de Jakarta comme un extrémiste islamiste qui a fait de la prison et dont la photo s'est répandue partout dans le pays.

Deux morts et 20 blessés. Les attentats suicide et attaques à main armée coordonnées dans le centre de Jakarta jeudi ont fait deux victimes civiles et plus de 20 blessés. Les cinq assaillants ont été tués dans ces violences confirmant les craintes d'émergence de l'EI en Indonésie, pays musulman le plus peuplé au monde. Quatre des cinq assaillants ont été identifiés par la police qui a publié vendredi soir le patronyme de l'un d'eux, Afif, alias Sunakim. Cet homme s'est entraîné en 2010 dans un camp paramilitaire dans la province semi-autonome d'Aceh, à la pointe nord de l'île de Sumatra, a indiqué le chef de la police nationale, Badrodin Haiti.

Déjà condamné à 7 ans de prison. Afif avait été condamné à sept ans de prison pour son implication dans ce camp illégal, mais libéré l'an passé, a ajouté Badrodin Haiti. Le chef de la police a confirmé qu'Afif était l'assaillant portant un blue jean, un tee-shirt noir et une casquette noire, se préparant à lever son arme sur une photo qui s'est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux indonésiens, très actifs dans ce pays d'Asie du Sud-Est. Selon Badrodin Haiti, Afif a été recruté pour l'EI par l'extrémiste islamiste indonésien Bahrun Naim, qui serait le fondateur de Katibah Nusantara, groupuscule lié à l'EI que la police soupçonne d'avoir orchestré les attaques de jeudi depuis la Syrie. 

La police indonésienne a lancé des raids vendredi à travers le pays, au lendemain des pires attentats en Indonésie depuis près de sept ans. Les enquêteurs soupçonnent un réseau plus étoffé que les cinq assaillants d'avoir fomenté ces attaques.