Attentat à Stockholm : le suspect arrêté est un Ouzbek connu des services de renseignement

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Attentat à Stockholm : le suspect arrêté est un Ouzbek connu des services de renseignement
"L'homme arrêté n'était visé par aucune enquête en cours. Cependant, l'individu a déjà figuré dans les fichiers des renseignements", a dit le chef de la police de sécurité samedi.@ Jonathan NACKSTRAND / AFP
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Le suspect, un Ouzbek de 39 ans, était déjà connu des services de renseignement, ont indiqué les autorités suédoises, au lendemain de l'attaque qui a fait quatre morts et quinze blessés à Stockholm.

L'ESSENTIEL

L'enquête avance en Suède, au lendemain de l'attaque au camion-bélier qui a fait quatre morts et quinze blessés, en plein centre-ville de Stockholm. Un homme interpellé vendredi soir a été placé en garde à vue samedi. Cet Ouzbek de 39 ans, connu des services de renseignement, serait le chauffeur du camion, dans lequel la police a par ailleurs retrouvé un engin suspect, sans pouvoir en préciser la nature exacte pour le moment.

Les informations à retenir :

  • Le suspect, un Ouzbek de 39 ans, était déjà connu des services de renseignement

  • Un engin suspect a été retrouvé dans le camion utilisé pour foncer dans la foule

  • La Suède organisera lundi une cérémonie d'hommage en l'honneur des victimes de l'attentat

  • CE QUE L’ON SAIT DU PRINCIPAL SUSPECT

L'homme en garde à vue après l'attentat au camion-bélier est un Ouzbek de 39 ans connu des services de renseignement, ont annoncé les autorités suédoises samedi, au sujet de l'homme arrêté en banlieue nord de Stockholm et accusé dans la foulée d'avoir commis un acte terroriste.

"L'homme arrêté n'était visé par aucune enquête en cours. Cependant, l'individu a déjà figuré dans les fichiers des renseignements", a dit le chef de la Säpo (police de sécurité), Anders Thornberg, à la presse, sans indiquer pour quels faits. "Nous avons reçu des renseignements l'année dernière, mais nous n'avons observé aucun lien avec des cercles extrémistes", a-t-il cependant précisé. "Rien n'indique que nous avons la mauvaise personne, au contraire, les soupçons se renforcent au fur et à mesure que l'enquête progresse", a souligné de son côté le chef de la police nationale, Dan Eliasson.

Si l’homme est officiellement le seul mis en cause à ce stade, il n’est cependant pas exclu que d’autres personnes soient impliquées, alors que certaines informations faisaient état d’un deuxième suspect interpellé. L'attentat, lui, n'a toujours pas été revendiqué. Plusieurs attentats à la voiture-bélier ont été commis en Europe ces derniers mois, à Nice, Berlin et Londres. Toutes ont été revendiquées par l'organisation djihadiste État islamique.

  • UN ENGIN SUSPECT RETROUVÉ DANS LE CAMION

Le camion qui a servi à foncer dans la foule appartenait à un brasseur. Il a été volé un peu plus tôt alors que le chauffeur livrait un restaurant, a précisé un porte-parole de l'entreprise Spendrups Brewery. Un individu masqué a bondi à bord du véhicule et a démarré, a-t-il ajouté. Le chauffeur du camion a tenté de s'interposer et fait partie des personnes blessées.

Enlevé au cours de la nuit, le véhicule a pu être analysé par la police. Un engin suspect a été retrouvé sous le siège du chauffeur, sans qu'en soit précisée la nature exacte pour le moment : "Nous ne pouvons pas dire ce que c'est à ce stade ... si c'est une bombe ou  un engin inflammable". Des analyses techniques sont actuellement en cours. Selon le groupe de médias publics SVT, l'engin aurait explosé en partie et peut-être brûlé le chauffeur. La police a refusé de faire le moindre commentaire.


  • UNE CÉRÉMONIE D'HOMMAGE EN L'HONNEUR DES VICTIMES

La capitale suédoise était en deuil samedi. "La terreur a frappé au cœur de la ville", titrait le quotidien de référence Dagens Nyheter, en publiant à sa une la photo du camion encastré dans la vitrine d'un grand magasin, après sa course meurtrière.



Le Premier ministre Stefan Löfven avait déposé dans la soirée un bouquet de roses rouges à quelques pas de la tragédie. Il a annulé sa participation samedi au congrès national des sociaux-démocrates. Les drapeaux ont été mis en berne sur le palais royal, le siège du gouvernement, le Parlement et l'Hôtel de ville.

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© AFP


"J'espère vraiment que la Suède va réagir comme la France, qu'on ne va pas changer notre façon d'être. Il ne faut pas laisser ces gens-là vaincre, changer notre démocratie", expliquait Katia, une habitante de Stockholm, au micro d'Europe 1.

Lundi à 12h00, le pays organisera une cérémonie d'hommage et une minute de silence en l'honneur des victimes. L'attaque a fait quatre morts et quinze blessés, dont plusieurs enfants. Les autorités sanitaires ont précisé que neuf blessés se trouvaient dans un état grave.