Vol de cocaïne au 36 quai des Orfèvres : les juges ont terminé leur enquête

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Vol de cocaïne au 36 quai des Orfèvres : les juges ont terminé leur enquête
Onze personnes sont poursuivies dans le cadre de l'enquête sur le vol de 52 kilos de cocaïne.@ AFP
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Les 52 kilos de cocaïne dérobés en juillet 2014 au 36 quai des Orfèvres n'ont jamais été retrouvés. Onze personnes sont poursuivies dans cette enquête. 

Les juges d'instruction ont terminé leur enquête sur le vol dans la nuit du 24 au 25 juillet 2014 de 52 kilos de cocaïne au siège de la police judiciaire parisienne, a appris jeudi l'AFP de sources concordantes. Les magistrats ont notifié la fin de leurs investigations le 11 octobre, selon une source proche de l'enquête.

Onze personnes dans le viseur. Un ancien policier de la brigade des stupéfiants de Paris, Jonathan Guyot, est mis en examen, soupçonné d'avoir dérobé la drogue, d'une valeur estimée à deux millions d'euros à la revente et qui n'a jamais été retrouvée. Dix autres personnes sont poursuivies, notamment cinq policiers et un "indic", interpellé en février après un an de cavale. On retrouve, parmi ces onze personnes "l'escroc des stars", Christophe Rocancourt, soupçonné d'avoir, sur demande de Guyot rencontré en prison, envoyé un de ses amis chercher l'argent du lac.

Les parties ont désormais un mois pour faire des observations ou demander de nouveaux actes. Ensuite, il appartiendra au parquet de Paris de prendre ses réquisitions, avant la décision des juges d'instruction de renvoyer ou non les protagonistes en procès.

Le rappel des faits. Filmé par les caméras de vidéosurveillance, Jonathan Guyot, policier en poste depuis 2010 à la brigade des stupéfiants de Paris, avait été interpellé le 2 août 2014 à Perpignan, mis en examen et écroué. Plusieurs personnes sont suspectées de l'avoir aidé à écouler la drogue, notamment un "indic" surnommé "Robert", interpellé en février après un an et demi de cavale, et Moussa B., un homme d'une trentaine d'années déjà condamné dans des affaires de stupéfiants, actuellement en fuite. En plus de l'ex-brigadier, cinq autres policiers sont poursuivis. Jonathan Guyot est en effet soupçonné d'avoir été impliqué dans un trafic de drogue plus vaste, avec plusieurs de ses collègues, alimenté par de la marchandise volée lors de perquisitions ou dans des scellés.

Un train de vie particulier. L'instruction a mis en lumière "l'important train de vie du brigadier", selon une source proche du dossier. Jonathan Guyot, qui percevait 2.500 euros par mois, avait acheté plusieurs appartements à Paris et dans les Pyrénées-Orientales. D'importantes sommes d'argent en liquide ont aussi été retrouvées : près de 9.000 euros à son domicile, environ 16.000 dans un de ses sacs à dos. Son frère a reconnu avoir récupéré 200.000 euros, entreposé chez un proche, et les avoir cachés au fond et autour du lac de Créteil.