Taser : l'homme est mort par asphyxie

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Taser : l'homme est mort par asphyxie
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C'est ce que révèle l'autopsie provisoire du corps de ce Malien décédé mardi.

L'homme qui avait été la cible de deux tirs de pistolet à impulsions électriques Taser lors de son interpellation à Colombes est décédé d'"une asphyxie aiguë et massive par inhalation de gaz", selon une première autopsie provisoire rendue publique par le parquet. Le médecin légiste a également constaté "un cœur dur et contracté, peut-être en lien avec l'utilisation du Taser".Cette autopsie verbale doit être confirmée par écrit dans les prochains jours.

Confrontation avec deux autres examens

Pour le moment, le parquet de Nanterre veut rester extrêmement prudent. Cette autopsie sera confrontée à deux autres analyses. Une expertise toxicologique et un examen des organes". Une analyse toxicologique sera notamment effectuée pour voir si le décès de la victime a pu être provoqué par des gaz lacrymogènes tirés par les policiers ou par des violences.

Le Malien en situation irrégulière est mort dans la nuit de lundi à mardi à Colombes après avoir reçu deux décharges du pistolet à impulsions électriques Taser pendant son interpellation, relançant les interrogations sur la dangerosité de cette arme.

Décrit comme particulièrement violent et de forte corpulence par la police, l'homme avait tenté de s'enfuir dans les étages et avait blessé avec un marteau plusieurs policiers qui le poursuivaient. La police avait alors fait usage du Taser.

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a déclaré mardi qu'il fallait attendre les résultats des analyses pour savoir s'il y avait un lien entre ce décès et le tir de Taser.

Un appel au débat sur la sécurité

Philippe Sarre, maire PS de Colombes, a appelé mercredi à un vaste débat national sur la sécurité. "Il est nécessaire d'ouvrir un débat national sur la politique de sécurité, sur les rôles respectifs de la police nationale et des polices municipales, et sur les moyens accordés", a-t-il estimé dans un communiqué. Le maire a affirmé qu'il était "nécessaire de clarifier les causes du décès et les conditions de cette intervention policière", après l'annonce des premiers éléments de l'autopsie.