Le procès des supporters de Bastia ajourné et renvoyé au 22 mars

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Le procès des supporters de Bastia ajourné et renvoyé au 22 mars
@ Pascal Pochard Casabianca / AFP
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Le procès des supporters bastiais, accusés de violences contre des policiers en marge d'un match de football, a été reporté au 22 mars.

Les sept supporters de Bastia, auteurs présumés de violences contre des policiers lors d'un match de Ligue 1 à Reims, samedi dernier, seront finalement jugé le 22 mars. Leur procès a été ajourné, hier, alors qu'ils devaient être jugés en comparution immédiate, au tribunal de Reims. Ils ont demandé un délai pour préparer leur défense, comme ils en ont le droit. Ils sont ressortis libre, sous contrôle judiciaire. Mais cette première audience a permis au procureur d'établir la liste des faits qui leur sont reprochés.

Des propos "odieux". Le procureur a d'abord évoqué le graffiti découvert dans les toilettes du stade, avec le nom du préfet Erignac, un cœur et la signature du groupe de supporters. Ensuite, les engins explosifs qui auraient été lancés sur les forces de l’ordre, dans les rues de Reims. Et puis, ce qu’il appelle les "propos odieux" adressés à ces forces de l’ordre. Des provocations : "Au Bataclan, vous étiez ridicules", par exemple. Et puis des insultes, comme "sales Français", qui revenaient le plus souvent.

Des supporters "molestés" ? De son côté, le club a tenu à défendre ses supporters. "Certains d'entre eux ont été fauchés par des véhicules de police, d'autres ont été molestés, traînés par terre. Certains ont été mordus par des chiens. Et on nous parle de soi-disant menaces ! Il y a eu des fonctionnaires de la Bac qui, visiblement, à plusieurs centaines de mètres du stade, ont joué les prolongations", a déclaré Antoine Agostini, le secrétaire général du club de Bastia sur Europe 1.

Un supporter visé par un tir de flash-ball ? Pour le procureur, ces supporters "avaient décidé d’en découdre avec les services de police". Une version contestée par Antoine Agostini. Les avocats demandent l’utilisation de la vidéo-surveillance pour établir le scénario de cette soirée. Ils maintiennent leur version à propos de la blessure à l’œil de l’un ces supporters : il s’agit pour eux d’un tir de flash-ball. Une information judiciaire a été ouverte.